Le bâtonnier de Paris, Louis Degos, a averti de l'éventualité d'une reprise plus vigoureuse de la grève des avocats parisiens, suite à une nouvelle forme de mobilisation adoptée. Le Conseil de l'Ordre du barreau de Paris a décidé d'opter pour des 'défenses massives perlées' en remplacement des 'défenses massives' quotidiennes. Cette nouvelle stratégie consiste à consacrer uniquement une à deux journées par semaine aux 'défenses massives'. Depuis le 31 mars, les avocats de Paris ont lancé une 'grève du zèle', ralentissant les procédures au tribunal judiciaire en augmentant le nombre d'avocats par dossier.

Le bâtonnier Louis Degos a expliqué que cette réorganisation vise à maintenir la pression tout en préservant les relations entre avocats et magistrats, évitant ainsi une grève générale permanente impactant les justiciables. Malgré des audiences se terminant tard dans la nuit, le bâtonnier soutient cette décision tout en regrettant l'impression de démobilisation que cela pourrait donner.

Par ailleurs, la suspension des désignations d'office d'avocats pour les audiences de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité est maintenue par le barreau de Paris, empêchant la tenue de ces audiences en l'absence d'avocats. Louis Degos a souligné que si les discussions avec le ministère de la Justice ne progressent pas favorablement, le mouvement pourrait reprendre avec plus de vigueur. Il a également insisté sur la nécessité de maintenir une position ferme lors d'éventuelles négociations.

Ce qu'il faut retenir

  • Les avocats parisiens optent pour des 'défenses massives perlées' en remplacement des 'défenses massives' quotidiennes
  • La grève du zèle vise à ralentir les procédures judiciaires au tribunal judiciaire de Paris
  • La suspension des désignations d'office d'avocats pour les audiences de comparution est maintenue par le barreau de Paris

Pression maintenue sur les parlementaires

La pression sur les parlementaires se maintient à travers cette mobilisation, les avocats restant attentifs aux possibles amendements proposés. La grève est maintenue, mais des négociations pourraient être envisagées sans affaiblir la position des avocats. Les 164 barreaux de France doivent également décider de la suite à donner au mouvement, avec une assemblée générale du Conseil National des Barreaux prévue le 22 avril prochain.

Appel à la mobilisation citoyenne

Des avocats, dont ceux du collectif 'Colère Noire', incitent les citoyens à se joindre à leur lutte pour préserver la justice française, notamment le jury populaire et la cour d'assises. Un sondage gouvernemental montre un soutien majoritaire (73%) au plaider-coupable criminel proposé, mais une partie de la population (27%) préfère maintenir les cours d'assises malgré les délais d'attente.

Et maintenant ?

La mobilisation des avocats pourrait évoluer selon les négociations en cours, avec des échéances à suivre lors de l'assemblée générale du Conseil National des Barreaux le 22 avril.