Une assistante de prévention et de sécurité au collège Voltaire de Besançon a vu son véhicule incendié lundi matin à proximité de l’établissement, dans le quartier de Planoise. Selon Le Figaro, l’incendie a éclaté vers 9 h 40 sur un parking adjacent au collège, entraînant l’exercice immédiat du droit de retrait par les enseignants et le personnel.
L’enquête, confiée au commissariat de Besançon, s’oriente vers un incendie volontaire. Les premières investigations laissent effectivement supposer que le véhicule de la jeune femme, âgée de 25 ans, «était visé», a indiqué Cédric Logelin, procureur de la République de Besançon. «L’enquête a pour objet de déterminer si elle a été visée dans le cadre de son travail», a-t-il précisé auprès de l’AFP. Les cours, suspendus pour la journée, doivent reprendre normalement mardi matin.
Ce qu'il faut retenir
- Le véhicule d’une employée du collège Voltaire de Besançon, âgée de 25 ans, a été incendié lundi à 9 h 40 dans le quartier de Planoise.
- L’incendie, considéré comme volontaire, a conduit les enseignants à exercer leur droit de retrait pour la journée.
- Les premières analyses laissent penser que l’employée «était visée», selon le procureur Cédric Logelin.
- Les cours reprennent mardi, et les familles ont été informées par le rectorat de Besançon.
- Une enquête a été ouverte pour incendie volontaire et confiée au commissariat de la ville.
Un incendie déclenché en pleine semaine scolaire
L’incendie s’est produit alors que les élèves étaient en cours, sans que personne ne soit blessé physiquement. Selon Guillaume Rivoire, responsable de la communication du rectorat de Besançon, le personnel a exercé son droit de retrait «pour la journée», et les familles des élèves ont été informées dans les meilleurs délais. Celles qui le pouvaient sont venues récupérer leurs enfants, tandis que les autres sont restés dans l’établissement sous une surveillance adaptée.
Le parking situé à proximité du collège Voltaire, dans un quartier où les tensions sociales peuvent parfois s’exprimer, a été le théâtre de cet acte. Les riverains et les autorités locales n’ont signalé aucun mouvement particulier avant l’incendie, mais les premières pistes évoquent une possible dimension ciblée contre l’employée scolaire. — Le collège Voltaire, situé en plein cœur de Planoise, est un établissement connu pour son engagement dans les dispositifs de prévention et de sécurité.
Une enquête ouverte pour incendie volontaire
Dès l’annonce de l’incendie, les forces de l’ordre se sont rendues sur place pour constater les dégâts et sécuriser les lieux. Une enquête a été ouverte pour «incendie volontaire» et confiée au commissariat central de Besançon. Les enquêteurs procèdent actuellement aux relevés d’usage et aux auditions nécessaires pour déterminer les circonstances exactes de l’acte.
Le procureur Cédric Logelin a confirmé que l’enquête s’attachait à vérifier si l’employée scolaire était visée en raison de ses fonctions. «Nous cherchons à comprendre si cet acte pourrait être lié à son activité professionnelle», a-t-il déclaré. Aucune arrestation n’a encore été effectuée, et les investigations se poursuivent activement. — Le quartier de Planoise, où se situe le collège, est régulièrement sous surveillance en raison de sa densité urbaine et de ses enjeux sociaux.
Le rectorat assure la continuité pédagogique malgré l’incident
Malgré la suspension des cours, le rectorat de Besançon a pris les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des élèves restés dans l’établissement. «Les familles ont été informées dans les plus brefs délais, et celles qui pouvaient se déplacer sont venues récupérer leurs enfants», a expliqué Guillaume Rivoire. Les autres élèves ont bénéficié d’une surveillance renforcée jusqu’à la fin de la journée.
Les enseignants, pour leur part, ont exercé leur droit de retrait conformément à la loi, une procédure encadrée qui permet au personnel de cesser le travail en cas de danger avéré ou présumé. La reprise des cours est prévue pour mardi matin, comme initialement programmé, et aucune perturbation supplémentaire n’est attendue à ce stade. — Le rectorat a rappelé que la sécurité des élèves et du personnel restait sa priorité absolue.
L’incendie survenu ce lundi à Besançon rappelle, une fois encore, les tensions qui peuvent exister autour des établissements scolaires, notamment dans les quartiers urbains sensibles. Les autorités appellent à la prudence et invitent toute personne disposant d’informations à se manifester auprès des forces de l’ordre. La protection des personnels éducatifs, souvent en première ligne, reste un enjeu central pour les mois à venir.
Les enseignants ont exercé leur droit de retrait en raison de l’incendie volontaire survenu à proximité immédiate du collège Voltaire. Cette procédure, encadrée par le Code du travail, permet aux salariés de cesser leur activité si un danger grave et imminent pour leur sécurité est avéré. Dans ce cas, la présence d’un incendie criminel à proximité d’un établissement scolaire a justifié cette décision collective.
L’enquête, confiée au commissariat de Besançon, se concentre sur deux axes principaux : déterminer si l’employée scolaire était la cible de l’acte et identifier les auteurs éventuels. Les enquêteurs procèdent aux relevés d’indices et aux auditions nécessaires. Une conférence de presse pourrait être organisée dans les prochains jours pour faire un point sur l’avancée des investigations.