Le groupe Infopro Digital, éditeur de médias professionnels comme L’Usine nouvelle ou Le Moniteur, fait face à une mobilisation de ses salariés. Selon Libération, la direction a annoncé lundi 4 mai un plan de réorganisation prévoyant la suppression de **19 postes de journalistes secrétaires de rédaction**. Cette annonce a déclenché une grève parmi les équipes, qui craignent que ces postes ne soient remplacés par des outils d’intelligence artificielle.
Ce qu'il faut retenir
- 19 postes de journalistes secrétaires de rédaction supprimés dans le cadre d’un plan de réorganisation chez Infopro Digital.
- Les salariés s’opposent à cette mesure, estimant que ces postes pourraient être remplacés par des solutions automatisées.
- Le groupe édite des titres professionnels comme L’Usine nouvelle et Le Moniteur.
- L’annonce a été faite le 4 mai 2026, déclenchant une réaction immédiate des équipes.
- La grève reflète les tensions croissantes entre les médias traditionnels et les nouvelles technologies comme l’IA.
Un plan de réorganisation controversé
Infopro Digital, groupe spécialisé dans la presse professionnelle, a révélé lundi 4 mai un plan visant à supprimer **19 postes de journalistes secrétaires de rédaction**. Selon Libération, cette réorganisation s’inscrit dans une logique d’adaptation aux évolutions technologiques du secteur. Pour la direction, ces suppressions permettraient d’optimiser les coûts tout en intégrant des outils d’intelligence artificielle pour certaines tâches rédactionnelles.
Mais cette annonce a immédiatement suscité l’opposition des salariés, qui y voient une menace pour leurs métiers. Les journalistes concernés par ces suppressions assurent que leur rôle ne peut être entièrement automatisé, notamment pour garantir la qualité et la précision des contenus professionnels. « Notre travail repose sur une expertise humaine indispensable, que l’IA ne peut pas remplacer », a souligné un représentant syndical cité par Libération.
L’IA au cœur des tensions dans la presse
Ce conflit illustre les débats actuels dans le monde des médias, où l’intelligence artificielle suscite à la fois des espoirs de gains de productivité et des craintes pour l’emploi. Infopro Digital n’est pas le premier groupe à explorer ces technologies, mais la suppression de postes de journalistes en direct interroge. Les titres du groupe, comme L’Usine nouvelle ou Le Moniteur, couvrent des secteurs exigeants en termes de rigueur et d’expertise, ce qui rend leur automatisation partielle particulièrement complexe.
Les syndicats dénoncent une logique de court terme, où l’IA servirait d’abord à réduire les coûts plutôt qu’à enrichir les contenus. « On nous explique que l’IA va nous aider, mais aujourd’hui, elle est utilisée pour licencier », a réagi un salarié sous couvert d’anonymat auprès de Libération. Ce plan intervient dans un contexte où de nombreux médias cherchent à concilier innovation technologique et préservation des emplois.
Ce conflit survient alors que le secteur de la presse professionnelle traverse une période de mutations accélérées. Entre la concurrence des pure players en ligne et les attentes des annonceurs, les éditeurs doivent concilier modernisation et maintien de la qualité rédactionnelle. L’issue de cette grève pourrait donc faire jurisprudence dans l’industrie.
Le groupe édite notamment L’Usine nouvelle, Le Moniteur, ainsi que d’autres publications spécialisées dans l’industrie, la construction et l’économie.
Ils estiment que leur expertise humaine est indispensable, notamment pour garantir la qualité et la précision des contenus professionnels, et craignent que ces postes ne soient remplacés par des outils d’intelligence artificielle sans réelle valeur ajoutée.