Un discours de défi face à l'Occident
Ali Khamenei, le guide suprême iranien, a choisi la télévision pour envoyer un message clair : l'Iran ne pliera pas. Dans un discours diffusé hier à Téhéran, il a exclu toute concession sur le programme nucléaire, même en cas de conflit ouvert. (On se demande si cette posture n'est pas aussi destinée à rassurer les durs du régime qu'à impressionner l'étranger.)
Le ton était ferme, presque martial : « Le monde qui nous entoure devient de plus en plus hostile », a-t-il déclaré, avant d'appeler les Iraniens à faire preuve de « résilience ». Autant dire que les négociations en cours avec les États-Unis risquent de rester tendues.
Un contexte explosif
Pour comprendre l'importance de ce discours, il faut rappeler que les tensions entre Téhéran et Washington n'ont jamais été aussi vives depuis des années. Les pourparlers en cours, notamment ceux menés à Oman, semblent buter sur des lignes rouges impossibles à franchir.
Côté iranien, on campe sur des positions intransigeantes. L'enrichissement d'uranium, par exemple, est présenté comme une question de souveraineté nationale. Résultat des courses : les États-Unis, eux, exigent des garanties concrètes sur le programme nucléaire iranien. (Difficile de croire que ces deux positions puissent se rapprocher rapidement.)
Israël dans l'équation
Autre élément qui complique la donne : la position d'Israël. Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, a d'ailleurs prévu de rencontrer Donald Trump ce mercredi à Washington. Selon nos confrères de [Source], il pourrait y défendre une ligne dure face à l'Iran.
Certains analystes estiment même qu'Israël pourrait envisager une action militaire si un accord était conclu. Une hypothèse qui, si elle se confirmait, plongerait la région dans une crise encore plus profonde. (On se souvient des tensions passées, et personne n'a envie de revivre ça.)
Et maintenant ?
Alors, vers un accord ou vers l'escalade ? Difficile de dire avec certitude. Ce qui est sûr, c'est que les prochaines semaines seront cruciales. Les Iraniens, eux, semblent prêts à tenir bon. « Nous ne céderons pas », a répété Khamenei. Reste à savoir si les autres acteurs de ce bras de fer seront aussi déterminés.
Une chose est sûre : le monde regarde. Et les répercussions de ce face-à-face pourraient bien dépasser les frontières du Moyen-Orient.
Pour l'Iran, le programme nucléaire est une question de prestige et de souveraineté. Après des années de sanctions et d'isolement, Téhéran veut montrer qu'il peut se développer sans dépendre des puissances occidentales. (C'est aussi une façon de rassurer les factions les plus radicales du régime.)
Difficile à dire. Les positions semblent trop éloignées pour un compromis rapide. Mais l'histoire montre que les surprises sont possibles. (Rappelons-nous l'accord de 2015, qui avait pris tout le monde de court.)
