Selon nos confrères de Top Santé, la demande d’IRM, qu’il s’agisse du dos, du cerveau ou d’un bilan complet, connaît une hausse constante, même en l’absence de symptômes avérés. Un radiologue spécialiste alerte sur les risques liés à ces examens pratiqués sans réelle indication médicale, évoquant une « boîte de Pandore » susceptible d’engendrer plus de problèmes qu’elle n’en résout.
Ce qu'il faut retenir
- La demande d’IRM sans symptômes progresse, notamment pour des examens du dos ou du cerveau.
- Un radiologue met en garde contre les risques inhérents à ces pratiques, jugées souvent inutiles.
- Les examens non justifiés pourraient aggraver l’anxiété des patients ou conduire à des diagnostics erronés.
- Les professionnels de santé rappellent l’importance de limiter ces examens aux cas médicalement nécessaires.
Une pratique en hausse malgré les alertes
D’après Top Santé, les patients sont de plus en plus nombreux à solliciter des IRM, parfois dans le cadre d’un simple check-up ou par prévention, sans présenter de signe clinique particulier. Cette tendance, observée dans plusieurs pays européens, s’explique en partie par une meilleure accessibilité à ces examens et une méconnaissance des limites de l’imagerie médicale. Pourtant, les spécialistes rappellent que l’IRM, bien que précise, ne doit pas être systématique.
Un radiologue, qui souhaite conserver l’anonymat, a alerté sur les dérives possibles de cette pratique. « Faire une IRM sans vraie indication, c’est comme ouvrir une boîte de Pandore », a-t-il expliqué. Selon lui, ces examens peuvent révéler des anomalies mineures, dont la prise en charge inutile pourrait nuire davantage au patient que l’absence de diagnostic.
Les risques d’un excès d’examens inutiles
Les professionnels de santé soulignent plusieurs dangers liés aux IRM non justifiées. D’abord, elles exposent les patients à des radiations inutiles, même si celles-ci restent faibles pour une IRM standard. Ensuite, elles risquent de déclencher des diagnostics erronés ou des explorations complémentaires superflues, pouvant entraîner du stress et des traitements inadaptés.
Un autre point concerne l’engorgement des services de radiologie. « Chaque IRM inutile mobilise des ressources médicales précieuses », a précisé un responsable de la Société française de radiologie. Autant dire que cette surcharge pourrait retarder l’accès aux examens pour des patients réellement concernés par des pathologies graves.
« Faire une IRM sans vraie indication, c’est comme ouvrir une boîte de Pandore. On peut tomber sur des choses qui n’ont aucune importance, mais qui vont inquiéter le patient et déclencher une cascade d’examens inutiles. »
— Un radiologue anonyme, selon Top Santé
Interrogé sur l’évolution de cette situation, le ministère de la Santé a indiqué qu’il « suivait de près » le phénomène, sans pour autant annoncer de mesures concrètes à court terme. Pour les experts, une prise de conscience collective s’impose, tant chez les praticiens que chez les patients, afin de préserver l’efficacité du système de santé.
Selon les recommandations médicales, une IRM est généralement prescrite en présence de symptômes persistants, comme des douleurs dorsales intenses, des troubles neurologiques ou des anomalies détectées par d’autres examens. Elle peut aussi être indiquée dans le cadre du suivi de certaines pathologies chroniques, comme les maladies inflammatoires ou dégénératives.