C'est un coup de tonnerre dans le processus de paix. Le gouvernement israélien a annoncé, ce matin, une série de mesures visant à renforcer son contrôle sur la Cisjordanie. Autant dire que la communauté internationale s'agite déjà.

Mais quelles sont ces mesures exactement ? Et surtout, quelles en seront les répercussions sur le terrain ? On fait le point.

Des mesures qui font grincer des dents

Parmi les décisions phares, celle qui concerne l'achat de terres par les Juifs en Cisjordanie. Jusqu'à présent, des réglementations datant de l'époque jordanienne (avant 1967) interdisaient ces transactions. (On se demande bien pourquoi on a attendu si longtemps pour en parler, d'ailleurs...)

La présidence palestinienne à Ramallah n'a pas tardé à réagir. Elle a vivement condamné ces annonces, les qualifiant d'« illégales » et de « provocatrices ».

Un contexte déjà tendu

Il faut dire que la situation était déjà explosive avant même ces annonces. Les tensions entre Israéliens et Palestiniens n'ont cessé de monter ces derniers mois. (Rappelons que 2025 a été marquée par une recrudescence des violences, avec plus de 200 morts selon l'ONU.)

Alors, ces nouvelles mesures risquent-elles de mettre le feu aux poudres ? Difficile de le dire avec certitude. Mais une chose est sûre : les réactions ne se feront pas attendre.

Quelles réactions internationales ?

Côté diplomatie, on peut s'attendre à des réactions en cascade. L'Union européenne, déjà très critique envers la politique israélienne, pourrait durcir son ton. Les États-Unis, eux, risquent de se retrouver dans une position délicate. (Souvenez-vous de la crise diplomatique de 2024, quand Washington avait dû rappeler son ambassadeur en Israël.)

Quant à l'ONU, elle pourrait convoquer une réunion d'urgence du Conseil de sécurité. Mais on sait déjà que toute résolution sera bloquée par le veto américain.

Et maintenant ?

Reste à voir comment la situation va évoluer sur le terrain. Les colons israéliens, eux, voient d'un très bon œil ces annonces. Pour eux, c'est une victoire. Mais pour les Palestiniens, c'est une nouvelle étape vers l'annexion pure et simple de la Cisjordanie.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que les prochaines semaines s'annoncent mouvementées. Résultat des courses : on peut s'attendre à une escalade des violences, à moins qu'un miracle diplomatique ne se produise.

En attendant, on se demande bien comment tout cela va finir...

Avant 1967, la Jordanie administrait la Cisjordanie. Parmi les réglementations en vigueur à l'époque, il y avait une interdiction pour les Juifs d'acheter des terres. Ces règles ont été maintenues par Israël après la guerre des Six Jours, mais le gouvernement israélien a annoncé vouloir les supprimer.

Les réactions internationales ont été immédiates et majoritairement critiques. L'Union européenne a exprimé sa "profonde inquiétude", tandis que les États-Unis ont appelé au "calme" et au "dialogue". L'ONU a annoncé qu'elle examinerait la situation lors de sa prochaine session.

Les conséquences pourraient être graves. On peut s'attendre à une montée des tensions, voire à des violences accrues. Les colons israéliens, eux, pourraient voir ces mesures comme une opportunité pour étendre leur présence en Cisjordanie. Les Palestiniens, de leur côté, pourraient réagir par des manifestations ou des attaques.