Le skipper japonais Kojiro Shiraishi a dévoilé ce jeudi matin à Lorient son tout nouveau monocoque de course au large, un Imoca conçu par l’architecte naval Guillaume Verdier. Selon Ouest France, ce bateau, fruit d’une collaboration technique pointue, se distingue par son caractère innovant et ses ambitions sportives majeures : une tentative en équipage autour du monde suivie, à terme, d’une participation au Vendée Globe 2028.

Ce qu'il faut retenir

  • Un Imoca conçu par Guillaume Verdier, architecte naval reconnu pour ses innovations en course au large
  • Kojiro Shiraishi, skipper de DMG Mori, a présenté ce bateau à Lorient ce jeudi matin
  • Le projet prévoit une course en équipage autour du monde avant de viser le Vendée Globe 2028
  • Le bateau se veut très innovant, avec des caractéristiques techniques adaptées aux défis océaniques modernes

Un Imoca conçu pour repousser les limites

Le nouvel Imoca de Kojiro Shiraishi, présenté en présence des médias à Lorient, incarne une nouvelle génération de monocoques destinés à la course au large. Selon les informations rapportées par Ouest France, ce voilier a été imaginé pour allier performance et fiabilité sur les parcours exigeants des océans. L’architecte Guillaume Verdier, dont le cabinet est basé en Nouvelle-Zélande, a signé un plan naval ambitieux, intégrant des matériaux légers et des systèmes automatisés pour optimiser la gestion du bateau en solitaire comme en équipage.

Ce choix technique n’est pas anodin : il reflète la volonté du skipper japonais de se positionner comme un acteur majeur de la course au large, tout en préparant sereinement les défis à venir. « Ce bateau est le fruit de plusieurs années de travail et d’échanges avec Guillaume Verdier », a précisé Shiraishi lors de la présentation.

Une ambition double : tour du monde en équipage puis Vendée Globe

Le skipper de DMG Mori ne cache pas ses ambitions. Après des années de participation à des courses en solitaire, il se tourne désormais vers une nouvelle étape : une tentative en équipage autour du monde. Selon Ouest France, cette épreuve, moins médiatisée que le Vendée Globe mais tout aussi exigeante, servira de banc d’essai pour valider la fiabilité et la performance du bateau.

Mais l’objectif ultime reste bien le Vendée Globe 2028, la course en solitaire, sans escale et sans assistance, autour du monde. Une compétition mythique qui impose aux skippers une préparation rigoureuse, tant sur le plan technique qu’humain. Shiraishi, qui connaît bien les spécificités des Imoca pour y avoir couru à plusieurs reprises, mise sur ce nouveau bateau pour se distinguer dans le peloton de tête.

« Je veux transmettre le goût de la course au large aux jeunes Japonais. Ce projet est aussi une opportunité de montrer que le Japon peut briller dans cette discipline exigeante. »
— Kojiro Shiraishi, lors de la présentation du bateau

Un enjeu technique et humain pour le skipper japonais

Pour Kojiro Shiraishi, ce projet représente bien plus qu’une simple participation à une course. C’est une démarche pour populariser la voile de haut niveau au Japon, un pays où la culture maritime est moins ancrée qu’en Europe. En misant sur une campagne médiatisée et une préparation transparente, il espère inspirer une nouvelle génération de marins japonais à se lancer dans l’aventure de la course au large.

Côté technique, la préparation du bateau et de l’équipage s’annonce comme un parcours semé d’embûches. Les Imoca, conçus pour être à la fois légers et robustes, demandent une maintenance constante et une adaptation permanente aux conditions météo. Shiraishi, qui a déjà à son actif plusieurs participations à des éditions du Vendée Globe, sait à quel point chaque détail compte.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront consacrées aux essais en mer et aux ajustements techniques du bateau. Si les conditions météo le permettent, une première sortie officielle pourrait avoir lieu d’ici la fin de l’été. Une fois validé, le skipper entamera la préparation physique et mentale de son équipage pour la tentative de tour du monde en équipage, prévue d’ici 2027. Quant au Vendée Globe 2028, il reste une échéance lointaine mais incontournable, qui demandera une logistique millimétrée et un budget conséquent.

Une chose est sûre : entre innovation technique, ambition sportive et volonté de transmission, le projet de Kojiro Shiraishi s’inscrit dans une dynamique où performance et pédagogie se mêlent. Reste à voir si les océans lui seront aussi favorables que les plans de Guillaume Verdier.

Selon Ouest France, cette étape intermédiaire permet de valider la fiabilité du bateau et de préparer l’équipage aux conditions extrêmes du Vendée Globe. Une course en équipage offre aussi l’avantage de partager les responsabilités et de tester les systèmes automatisés dans des conditions réelles.