Dans les Côtes-d’Armor, à Plœuc-L’Hermitage, une torréfaction artisanale mise sur une alternative bretonne au café : la chicorée, transformée en un breuvage nommé localement « kofé ». Une initiative qui illustre, selon Ouest France, l’essor des solutions locales face aux importations massives de café. Moulu finement, ce « kofé » arbore une couleur et une texture quasi identiques à celles du café traditionnel, une fois infusé. Pourtant, son atout principal réside ailleurs : son ancrage territorial, qui en fait une boisson à la fois écologique et économique.
Ce qu'il faut retenir
- La chicorée torréfiée de Plœuc-L’Hermitage produit un breuvage nommé « kofé », visuellement et organoleptiquement proche du café.
- Ce « kofé » est entièrement local, réduisant ainsi l’empreinte carbone liée au transport des grains de café importés.
- La torréfaction bretonne mise sur une production artisanale et écologique, répondant à une demande croissante de circuits courts.
- L’initiative s’inscrit dans une tendance plus large de recherche d’alternatives au café, notamment pour des raisons écologiques et économiques.
Un produit qui mise sur l’authenticité et l’écologie
Sur les étals des marchés bretons ou dans les boutiques spécialisées, le « kofé » séduit de plus en plus de consommateurs. Comme le rapporte Ouest France, ce produit local présente un avantage de taille : il évite les milliers de kilomètres parcourus par les grains de café avant d’atteindre les tasses des Français. Une économie de transport qui se traduit par une réduction significative des émissions de CO₂. « Quand on torréfie la chicorée sur place, on limite l’impact environnemental tout en valorisant une ressource régionale », explique un artisan torréfacteur de Plœuc-L’Hermitage.
La production de chicorée en Bretagne n’est pas nouvelle, mais son usage comme substitut au café connaît un regain d’intérêt. Les consommateurs, de plus en plus sensibles aux enjeux climatiques, se tournent vers des alternatives durables. « Le café représente un marché mondialisé, souvent critiqué pour son bilan carbone désastreux. La chicorée bretonne offre une solution locale, tout en restant abordable », précise le torréfacteur.
Une filière en plein essor, portée par des pionniers
À l’image de l’entreprise de Plœuc-L’Hermitage, plusieurs torréfacteurs bretons ont fait de la chicorée une spécialité. Leur approche repose sur un double engagement : la qualité du produit et le respect de l’environnement. « On part d’une racine de chicorée cultivée en Bretagne, que l’on torréfie lentement pour en extraire toutes les saveurs », détaille un représentant de cette filière. Résultat, une boisson au goût légèrement caramelisé, moins amère que le café, mais tout aussi revigorante.
Selon Ouest France, cette dynamique s’inscrit dans une volonté plus large de relocaliser l’agroalimentaire. Les torréfacteurs bretons ne sont plus les seuls à miser sur la chicorée. D’autres régions françaises, comme les Hauts-de-France, développent également des initiatives similaires. Un phénomène qui témoigne d’un changement de mentalité chez les consommateurs, de plus en plus enclins à soutenir les productions locales.
D’ici quelques mois, la chicorée bretonne pourrait ainsi s’imposer comme un incontournable des petits déjeuners, aux côtés du café traditionnel. Une évolution qui illustre parfaitement la capacité des territoires à innover, tout en répondant aux attentes des consommateurs modernes.
Le « kofé » a un goût légèrement caramelisé et moins amer que le café. Il est souvent décrit comme plus doux et moins corsé, ce qui plaît aux consommateurs recherchant une alternative moins stimulante.