Comme le rapporte Le Figaro, le gouvernement espagnol s’apprête à accueillir un demi-million de migrants sans-papiers, une décision qui suscite des inquiétudes en Europe, notamment en France. Le premier ministre Pedro Sanchez a justifié cette décision dans une lettre adressée à tous les habitants, considérant qu’il s’agit d’une « nécessité » face au vieillissement de la population espagnole et une façon de soutenir l’économie nationale.
Cette décision a été prise à la suite d’une initiative populaire votée par 600 000 Espagnols et près d’un millier d’associations. Le plan de régularisation, mis en œuvre grâce à un décret royal, est la conséquence directe de cette initiative et s’inscrit à rebours des politiques migratoires de la plupart des États européens qui cherchent à réduire les flux.
Ce qu'il faut retenir
- Le gouvernement espagnol va régulariser un demi-million de migrants sans-papiers.
- La décision a été justifiée par le premier ministre Pedro Sanchez comme une « nécessité » face au vieillissement de la population espagnole.
- Le plan de régularisation est la conséquence d’une initiative populaire votée par 600 000 Espagnols et près d’un millier d’associations.
Les réactions en France
En France, des élus de droite ont exprimé leur vive inquiétude face à cette décision. L’eurodéputé LR François-Xavier Bellamy a déclaré que « c’est une catastrophe pour toute l’Europe » et que « cet appel d’air n’est pas seulement un risque pour l’Espagne, c’est un risque pour tous nos pays » sur le plan sécuritaire, en raison de l’absence de « vérification sérieuse des profils ».
Marine Le Pen a affirmé que « notre pays qui croule déjà sous le poids d’une immigration ininterrompue doit se protéger face à ces vagues migratoires qui ne font que commencer ». La députée RN du Var Laure Lavalette a exigé que « l’Espagne de Sanchez doit immédiatement être sortie de l’espace Schengen ».
Les conséquences potentielles
Les élus de droite français craignent que cette décision n’entraîne une augmentation des flux migratoires vers la France. L’eurodéputé français Fabrice Leggeri, coordinateur du RN au Parlement européen, a considéré que cette régularisation « est une pompe aspirante pour le futur » et que « la France peut être évidemment en première ligne, parce que nous sommes le passage obligé pour aller de l’Espagne à l’espace Schengen ».
Éric Ciotti, le maire de Nice, a qualifié cette régularisation de « trahison européenne » et a appelé Emmanuel Macron à rétablir les frontières avec l’Espagne. L’eurodéputé François-Xavier Bellamy espère que le règlement retour, adopté par le Parlement européen le 26 mars dernier, empêchera bientôt une telle fuite en avant.
En conclusion, la décision du gouvernement espagnol de régulariser 500 000 migrants sans-papiers suscite des inquiétudes en Europe, notamment en France, où les élus de droite craignent une augmentation des flux migratoires et des conséquences sur la sécurité et l’économie.
