Depuis la guerre au Moyen-Orient, Dubaï a perdu de son attrait pour les investisseurs et les expatriés. Cependant, selon Courrier International, une autre option émerge : la station balnéaire de Balneário Camboriú, au Brésil, qui se positionne comme la « Dubaï tropicale » et attire les fortunes étrangères.

Les promoteurs immobiliers de la région cherchent à séduire une clientèle internationale encore limitée mais en progression. Dans certains programmes, environ 5 % des logements sont achetés par des étrangers, le plus souvent des expatriés brésiliens ou des investisseurs venus d’Europe et des États-Unis. Une part modeste mais en hausse, qui témoigne d’une ouverture croissante du marché à des acheteurs extérieurs.

Ce qu'il faut retenir

  • La guerre au Moyen-Orient a entraîné une perte d'attrait pour Dubaï.
  • Balneário Camboriú, au Brésil, se positionne comme la « Dubaï tropicale ».
  • Les promoteurs immobiliers cherchent à attirer une clientèle internationale.
  • Environ 5 % des logements sont achetés par des étrangers.
  • Les prix des logements sont en hausse, avec certains appartements dépassant 5 300 000 euros.

Le marché immobilier en pleine croissance

Le boom immobilier à Balneário Camboriú a été accéléré pendant la pandémie, transformant la ville en vitrine d’une expatriation patrimoniale. Les prix s’envolent : certains appartements dépassent 5 300 000 euros et les penthouses les plus luxueux pourraient atteindre 70 000 000 euros. Un investisseur, Carlos Mario Zani, a raconté avoir acheté un bien avant de s’y installer en famille. En un an et demi, il a reçu une offre bien supérieure à son prix d’achat.

Comme le souligne un agent immobilier, Bruno Cassola, « certaines personnes achètent un troisième, quatrième ou cinquième appartement pour stocker leur argent en sécurité. Elles ne veulent pas s’embarrasser de la location. » Résultat : plus d’un tiers des logements restent vides une grande partie de l’année, confirmant le rôle de la ville comme coffre-fort immobilier plus que comme lieu de vie permanent.

Les défis de la croissance

L’eldorado n’est pourtant pas sans failles. Congestion, pollution et explosion du coût de la vie fragilisent l’équilibre local. Les travailleurs peinent à suivre, tandis que certains experts redoutent une surchauffe. La comparaison avec Dubaï, souvent revendiquée, est d’ailleurs contestée : « La géographie compte, c’est pourquoi Balneário Camboriú pourrait avoir du mal à reproduire la trajectoire de Dubaï », prévient Liam Bailey.

Derrière les gratte-ciel et les capitaux venus d’ailleurs, la ville expose ainsi une nouvelle forme d’expatriation : moins un exil qu’un placement. Comme l’assure Jean Graciola, un promoteur immobilier local, « À l’étranger, les gens pensent souvent que le Brésil est un pays corrompu et dangereux. Ici, c’est différent. »

Et maintenant ?

Alors que la ville continue de se développer, il reste à voir comment les autorités locales géreront les défis liés à la croissance et à l’expatriation. Les investisseurs et les expatriés devraient suivre de près les évolutions du marché et les décisions des autorités pour anticiper les conséquences de cette nouvelle forme d’expatriation.

En conclusion, la « Dubaï tropicale » du Brésil attire les fortunes étrangères, mais les défis liés à la croissance et à l’expatriation nécessitent une attention particulière pour maintenir l’équilibre local et garantir un avenir durable pour la ville et ses habitants.