Le Moyen-Orient est actuellement en proie à une série de séismes géopolitiques, avec la guerre en Iran comme point d’orgue de la reconfiguration régionale. Selon nos confrères de Courrier International, cette guerre lancée par le couple américano-israélien contre l’Iran est considérée, pour le moment, comme la moins mauvaise des solutions dans une configuration où il n’y avait que de mauvaises options. Cette analyse est émise dans un contexte où le régime iranien est considéré comme un obstacle à la stabilité régionale.

La situation en Iran est particulièrement tendue, avec un régime qui s’est construit sur la violence et la propagande pendant des décennies. Le guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, a été tué dans l’attaque américano-israélienne, ce qui marque un tournant dans le conflit. La guerre en Iran est conduite en totale violation du droit international, sans même tenter d’en sauver les apparences, et est menée par un homme, Donald Trump, dont l’unique boussole est la préservation de ses intérêts et l’exaltation de son ego.

Ce qu'il faut retenir

  • La guerre en Iran est considérée comme la moins mauvaise des solutions dans une configuration où il n’y avait que de mauvaises options.
  • Le régime iranien est considéré comme un obstacle à la stabilité régionale.
  • Le guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, a été tué dans l’attaque américano-israélienne.
  • La guerre est conduite en totale violation du droit international.

Les enjeux de la guerre en Iran

La guerre en Iran nous met face à toutes nos contradictions. La question qui se pose est de savoir si cette guerre est vraiment la moins mauvaise des solutions. Anthony Samrani souligne que l’usage de la force comme instrument de règlement des conflits est évidemment une chimère au Moyen-Orient, encore plus qu’ailleurs. Cependant, l’idée que le régime iranien pouvait changer, sans même parler de tomber, sans un usage massif de la force est encore plus chimérique.

Le couple américano-israélien veut affaiblir le régime de façon si significative qu’il soit contraint de capituler ou d’être renversé en interne par une nouvelle vague de manifestations. Soit une reproduction de ce qu’Israël a fait au Hezbollah avec une sorte de “Naïm Qassem iranien” qui finirait par signer un accord répondant à toutes les exigences américaines. Naïm Qassem est secrétaire général du Hezbollah depuis le 29 octobre 2024, après avoir succédé à Hassan Nasrallah, tué dans une frappe israélienne.

Les conséquences de la guerre en Iran

La guerre en Iran pourrait aboutir à réaliser le rêve d’un autre, Benyamin Nétanyahou, criminel de guerre dont le pays a annihilé Gaza, disséqué la Cisjordanie et redessiné le visage du Moyen-Orient. Elle nous fait basculer encore plus dans un monde où le plus fort peut absolument tout se permettre, y compris assassiner un chef d’État sans avoir à rendre le moindre compte, et dans une région sous la coupe de l’hégémonie militaire israélienne.

Les deux premiers, Donald Trump et Benyamin Nétanyahou, seront évidemment responsables de ce que nous allons vivre ces prochains mois et ces prochaines années, mais Khamenei l’est tout autant qu’eux. Les deux premiers seront jugés par l’histoire à l’aune de la réussite ou non de leur opération. Il ne fait quasiment aucun doute qu’ils vont parvenir à décapiter le régime, à détruire partiellement ou totalement ses programmes balistiques et nucléaires, et à exercer une pression sur lui comme il n’en a jamais subi auparavant.

L’avenir du Moyen-Orient

Le Moyen-Orient aura tourné la page de 1979, une ère de fanatisme et de désolation qui a tant coûté à la région. Cette guerre est probablement le point d’orgue de la reconfiguration régionale à l’œuvre depuis le 7 octobre 2023, qui a provoqué une série de séismes menant à l’effondrement de l’autoproclamé “axe de la résistance”. Mais le nouveau Moyen-Orient qui en a émergé est loin – même très loin – d’être une garantie de davantage de paix ou de stabilité.

Et maintenant ?

La question qui se pose maintenant est de savoir comment la situation va évoluer dans les prochains mois. Les suprémacistes ont changé de camp, de stratégies et de moyens mais sont loin, eux aussi, d’avoir disparu. Ils occupent, sinon la tête, des positions aux portes du pouvoir, dans le pays désormais le plus puissant de la région. Il est difficile de prédire comment les choses vont se passer, mais il est clair que la situation reste très tendue et qu’il est nécessaire de rester vigilant.

En conclusion, la guerre en Iran est un conflit complexe avec des enjeux régionaux importants. Il est essentiel de suivre de près les développements de la situation et de rester informé sur les dernières actualités. La situation en Iran et au Moyen-Orient reste très incertaine et il est difficile de prédire comment les choses vont évoluer dans les prochains mois.