Depuis le 20 mai dernier, sept hommes se trouvent coincés dans une grotte partiellement inondée de la province de Xaysomboun, au centre du Laos. Selon BMF - International, deux d’entre eux restent aujourd’hui portés disparus, tandis que les équipes de secours tentent désespérément de trouver un nouvel accès pour les atteindre. Les conditions météo, marquées par de fortes pluies, compliquent considérablement les opérations de sauvetage et rendent les galeries de la grotte encore plus instables.
Ce qu'il faut retenir
- Deux hommes sont toujours recherchés dans une grotte inondée de la province de Xaysomboun (Laos) depuis le 20 mai 2026.
- Cinq autres ont été secourus entre le vendredi 29 mai et le samedi 30 mai, après une semaine de blocage à 300 mètres de profondeur.
- Les opérations de sauvetage sont ralenties par des pluies diluviennes, qui ont submergé les galeries et rendu certains passages infranchissables.
- Les sauveteurs explorent désormais une nouvelle entrée potentielle de l’autre côté de la montagne pour atteindre les deux disparus.
- Une équipe a entendu des bruits de coups provenant d’une galerie, laissant entrevoir un espoir de localisation des victimes.
- Les recherches s’orientent également vers l’utilisation de radars satellites pour repérer des galeries cachées.
Cinq survivants secourus après une semaine d’isolement dans les profondeurs
Sur les sept hommes piégés dans la grotte de Xaysomboun, cinq ont finalement pu être extraits grâce à l’intervention des secours. Le premier a été évacué vendredi 29 mai, tandis que les quatre autres ont quitté les lieux le lendemain, samedi 30 mai. Tous avaient été bloqués à près de 300 mètres sous terre, dans une zone où l’eau avait commencé à monter en raison des intempéries. Les équipes sur place avaient dû pomper l’eau pendant plusieurs jours pour faciliter leur progression vers la sortie, tout en leur acheminant vivres et médicaments.
Dans une vidéo diffusée lundi par les médias d’État laotiens, l’un des survivants, identifié sous le nom de Laen, a détaillé les circonstances de leur aventure. Les sept hommes s’étaient initialement rendus dans la grotte pour chasser des chauves-souris, une source de nourriture locale. Puis, dans l’espoir d’améliorer leurs revenus, ils avaient décidé d’explorer d’anciennes zones minières pour en extraire de l’or. « Nous étions partis chercher de quoi manger et nous nous sommes dit que si nous pouvions en plus gagner un peu d’argent, pourquoi pas ? C’est comme ça que nous vivons tous au village », a-t-il expliqué. Mais la pluie est arrivée, transformant la grotte en piège mortel.
Des pluies persistantes transforment les galeries en un labyrinthe dangereux
Les intempéries qui ont frappé la région ces dernières semaines ont aggravé une situation déjà critique. Les eaux ont submergé une partie des galeries, rendant les plongées impossibles et forçant les sauveteurs à suspendre temporairement leurs opérations. Selon le plongeur malaisien Lee Kian Lie, une équipe a cependant continué d’explorer l’intérieur de la grotte, déblayant les passages obstrués par la boue et les débris. « Les pluies ont de nouveau submergé les galeries, mais nous persistons dans nos efforts », a-t-il indiqué à l’AFP lundi 1er juin.
Le plongeur finlandais Mikko Paasi a précisé sur les réseaux sociaux que la priorité était désormais donnée à l’exploration de pistes situées au-dessus de la grotte. Ces zones pourraient mener à une galerie où les deux derniers disparus se seraient réfugiés. « Certains passages sont trop instables pour y accéder en toute sécurité », a-t-il souligné, ajoutant que les recherches se concentraient désormais sur des zones plus accessibles depuis la surface.
Une course contre la montre pour localiser les deux derniers disparus
Alors que cinq hommes ont pu être sauvés, deux restent introuvables. Selon les informations recueillies par les secours, ces derniers se seraient enfoncés plus profondément dans la grotte au moment où les pluies ont commencé. Les sauveteurs thaïlandais Kengkard Bonggawong et Manat Artmongkron ont confirmé que les opérations étaient désormais axées sur la recherche d’une entrée alternative de l’autre côté de la montagne. Une seconde équipe est chargée de cette mission, tandis qu’une autre tente d’avancer par les galeries déjà identifiées.
Parmi les signes encourageants, Manat Artmongkron a déclaré avoir entendu des bruits de coups en descendant en rappel à 70 mètres de profondeur. « C’est une bonne nouvelle, cela pourrait indiquer leur position », a-t-il affirmé. Parallèlement, les équipes utilisent des radars satellites pour repérer d’éventuelles galeries cachées, une technique qui a déjà fait ses preuves dans des opérations similaires.
Des motivations économiques au cœur de l’expédition
L’histoire de ces sept hommes illustre une réalité locale souvent ignorée : la recherche de ressources naturelles pour survivre. Comme l’a expliqué Laen dans sa vidéo, la chasse aux chauves-souris et l’extraction d’or artisanal font partie des activités courantes dans certaines régions du Laos. « C’est comme ça que nous vivons tous au village », a-t-il rappelé. Pourtant, ces pratiques exposent régulièrement les populations à des risques majeurs, notamment dans des grottes où les conditions géologiques et météorologiques sont difficiles à anticiper.
Les autorités laotiennes n’ont pas encore réagi publiquement sur les mesures envisagées pour encadrer ce type d’activités. En attendant, les secours poursuivent leurs efforts, conscients que chaque heure compte. Les familles des disparus, qui attendent des nouvelles depuis plus de dix jours, gardent l’espoir de les revoir sains et saufs.
En attendant, les familles des disparus restent en contact permanent avec les secours, tandis que les médias locaux relaient chaque avancée. La solidarité internationale s’est également manifestée, avec l’envoi de plongeurs expérimentés depuis la Thaïlande et la Malaisie pour prêter main-forte aux équipes locales.
Les pluies répétées ont submergé les galeries accessibles par l’entrée principale, rendant les plongées trop dangereuses. Une nouvelle voie, située de l’autre côté de la montagne, pourrait permettre d’atteindre plus rapidement les deux disparus sans passer par les zones inondées.
Les équipes utilisent des talkies-walkies étanches pour tenter de joindre les victimes, mais les galeries inondées limitent fortement la portée des signaux. Les secours ont également placé des haut-parleurs dans certaines zones pour diffuser des messages ou des sons rassurants.