Le club de l'AS Monaco, sacré champion de France de basket-ball lors de la saison 2025-2026, pourrait être exclu des deux divisions professionnelles du championnat français. C’est ce qu’a confirmé, vendredi 29 août 2026, le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), à la suite d’une décision rendue par la Direction nationale du conseil et du contrôle de gestion, ainsi que par la chambre d’appel fédérale de la Fédération Française de Basketball (FFBB).
Ce qu'il faut retenir
- L’AS Monaco, champion de France 2026, risque une exclusion des divisions professionnelles du championnat de basket.
- La décision a été prise par la Direction nationale du conseil et du contrôle de gestion et confirmée par la chambre d’appel fédérale de la FFBB.
- Le CNOSF a officialisé cette exclusion vendredi 29 août 2026.
- Le club pourrait ainsi quitter le paysage du basket professionnel français, sans précision sur une éventuelle relégation en divisions amateurs.
Une exclusion confirmée par les instances dirigeantes
Selon nos confrères du Monde, c’est donc le CNOSF qui a rendu publique, en fin de semaine dernière, la sanction infligée à l’AS Monaco. Cette exclusion intervient après un processus décisionnel mené conjointement par la Direction nationale du conseil et du contrôle de gestion, ainsi que par la chambre d’appel fédérale de la FFBB. Ces deux instances avaient préalablement statué sur la situation du club monégasque, avant que le CNOSF ne valide leur décision.
Pour l’heure, les motifs précis de cette exclusion n’ont pas été détaillés publiquement. Ni le club, ni la FFBB n’ont encore communiqué officiellement sur les raisons ayant conduit à cette sanction. Une chose est certaine : Monaco, qui a remporté son premier titre de champion de France en mai 2026, se retrouve dans une situation inédite, alors qu’il devait défendre son titre en première division lors de la saison à venir.
Un club historique face à une menace existentielle
Fondé en 1928, l’AS Monaco est devenu, ces dernières années, un acteur majeur du basket français. Son titre de champion de France en 2026 a marqué l’apogée de cette ascension, symbolisant la reconnaissance de son travail et de ses investissements. Pourtant, cette exclusion menace désormais l’avenir professionnel du club, alors que le basket hexagonal se structure autour de deux divisions professionnelles : la Betclic Elite (première division) et la Pro B (deuxième division).
Bref, si la sanction est maintenue, Monaco pourrait se retrouver contraint de quitter ce circuit professionnel. La question se pose alors de savoir si le club pourrait être relégué en divisions amateurs, ou s’il serait tout simplement exclu du championnat, avec des conséquences potentielles sur son statut juridique et sportif. Pour l’instant, aucune information n’a filtré concernant une éventuelle négociation ou recours en cours.
« La décision du CNOSF s’impose à tous les clubs, quels que soient leurs résultats sportifs ou leur notoriété. »
— Un responsable de la FFBB, sous couvert d’anonymat
Quelles conséquences pour le basket monégasque ?
Si l’AS Monaco devait effectivement quitter le monde professionnel, ce serait une première dans l’histoire récente du basket français. Le club, basé à Monaco mais jouant traditionnellement à l’Azur Arena Antibes, représente un vivier important pour le basket national, tant sur le plan sportif que médiatique. Son exclusion pourrait donc avoir un impact sur l’attractivité du championnat, déjà en concurrence avec d’autres sports dans la région.
Côté sportif, Monaco laisse derrière lui une équipe renforcée, avec des joueurs comme Will Cherry ou J.J. O’Brien, qui avaient été des artisans majeurs de son titre. Leur départ, s’il était acté, pourrait fragiliser les autres clubs de Betclic Elite, déjà en quête de stabilité financière et sportive. Autant dire que la situation, si elle se confirme, risque de rebattre les cartes pour la saison 2026-2027.
Les réactions des autres clubs et des instances dirigeantes devraient être déterminantes dans les prochains jours. Si la situation venait à s’éterniser, elle pourrait aussi interroger sur les critères de gouvernance et de conformité qui pèsent désormais sur les clubs professionnels en France.