Une étude récente de l'OCDE révèle que l'aide publique au développement (APD) des États membres a subi une baisse significative en 2025, marquant la deuxième année consécutive de recul. Les pays les plus riches du monde ont retiré les fonds d'aide aux pays les plus pauvres à un rythme sans précédent, avec une diminution de 23,1 % par rapport à 2024, atteignant un peu plus de 149 milliards d'euros. Les États-Unis, dirigés par l'ancien président Donald Trump, ont réduit leur budget d'aide de 57 %, représentant la plus grande part de cette baisse. D'autres grands donateurs tels que la France, l'Allemagne, le Japon et le Royaume-Uni ont également réduit leurs contributions, totalisant 96 % de la diminution totale des financements.

En 2026, l'OCDE prévoit une nouvelle contraction de 5,8 %. L'Allemagne est devenue en 2025 le premier bailleur de fonds de l'APD dans le monde, suivi des États-Unis, des institutions de l'UE et du Royaume-Uni. Cependant, en pourcentage du revenu national brut (RNB), la Norvège se positionne en tête, suivie du Luxembourg, de la Suède et du Danemark.

Les réductions massives s'expliquent en partie par des événements inattendus ayant conduit à des augmentations les années précédentes, tels que le soutien à l'Ukraine et les coûts des réfugiés. Malgré une augmentation notable de l'aide entre 2020 et 2023 due au COVID-19 et à la guerre en Ukraine, la baisse en 2025, jusqu'à 0,26 % du RNB, indique une tendance plus profonde. Les gouvernements font face à des défis financiers, une croissance ralentie et des besoins accrus en défense et politique intérieure, ce qui amène souvent à des réductions budgétaires dans le domaine du développement.

Seuls quelques pays européens ont augmenté leurs contributions, dont l'Espagne et la Hongrie, tandis que la plupart ont réduit leurs budgets. L'Italie, l'Islande, la Norvège et le Danemark ont également augmenté leur aide, contrairement aux institutions de l'UE qui ont réduit la leur de 13,8 %. Cette dynamique soulève des interrogations sur la capacité de l'UE à maintenir des partenariats à long terme et à atteindre ses objectifs en matière d'action extérieure.

Ce qu'il faut retenir

  • Baisse significative de l'aide publique au développement des pays européens en 2025, selon l'OCDE
  • L'Allemagne devient le premier bailleur de fonds de l'APD dans le monde en 2025
  • Seules quelques nations européennes ont augmenté leurs contributions, la plupart ont diminué leurs budgets d'aide

Et maintenant ?

Il est crucial de surveiller l'évolution des budgets d'aide internationale des pays européens et leurs répercussions sur les partenariats et les objectifs de développement à long terme.