Selon nos confrères de BFM Bourse, l'indice phare du marché parisien, le CAC 40, a perdu 0,98% à 7 915 points lundi, après avoir inscrit un point bas de séance à 7 768 points. Cette baisse est principalement due à l'extrême volatilité des cours du brut, sur fond de guerre intense au Moyen-Orient.

Les marchés ont entamé la semaine groggy, avec le franchissement brutal par le Brent du seuil symbolique des 100$ le baril. Le blocage du détroit d'Ormuz qui se poursuit de facto, sur fond de prolongation de la guerre au Moyen-Orient, tout comme l'attaque d'une myriade d'installations pétrolières, provoquent une explosion historique des cours du brut.

Ce qu'il faut retenir

  • Le CAC 40 a perdu 0,98% à 7 915 points lundi.
  • Le point bas de séance a été de 7 768 points.
  • La hausse des cours du pétrole pose des risques de « stagflation ».
  • Le rendement de l'obligation française à 10 ans évolue à 3,43% après avoir touché un pic à 3,636% lundi matin.
  • Seules trois valeurs du CAC 40 ont terminé dans le vert : Thales (+2,6%), STMicroelectronics (+2%) et Totalenergies (+1,3%).

Impact de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés

« Malgré la nouvelle hausse des prix du pétrole [lundi], nous continuons de souligner que l’impact du conflit sur les prix du pétrole est une fonction non linéaire de sa durée », analyse Paul Diggle, chef économiste chez Aberdeen. « Autrement dit, les prix pourraient encore progresser avant un éventuel repli ultérieur. Nous pensons que 120 dollars le baril sont facilement atteignables. Si les prix venaient ensuite à se replier, le cycle économique mondial prendrait probablement une teinte plus stagflationniste, sans pour autant être fondamentalement déstabilisé. »

Toutefois, les marchés obligataires sont actuellement sous pression, avec une forte progression des taux des différents titres d'État. Le spread France / Allemagne, écart entre l'obligation souveraine française et son homologue référente allemande à 10 ans, vaut 60 points de base.

Évolution des marchés financiers

De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont rebondi lundi, à l'image du Dow Jones (+0,50%) et surtout du volatil Nasdaq Composite (+1,38%). Le S&P500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a gagné 0,83% à 6 795 points.

Sur le marché des changes, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1540$. Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 108,15$. Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 4,12%.

Et maintenant ?

À l'agenda macroéconomique ce mardi, il faudra suivre en priorité la balance commerciale française à 08h45. Les investisseurs seront également à l'affût des évolutions des marchés financiers, notamment en ce qui concerne les cours du pétrole et les taux des obligations souveraines.

En conclusion, la situation actuelle des marchés financiers est marquée par une grande incertitude, due en partie à la guerre au Moyen-Orient et à ses conséquences sur les cours du pétrole. Il est donc essentiel de suivre de près les évolutions des marchés et les annonces des autorités économiques pour prendre des décisions éclairées.