Le chef du gang vénézuélien Tren de Aragua, dont la tête avait été mise à prix par les autorités américaines, a été tué lors d’une opération conjointe menée avec les États-Unis dans le sud du Venezuela, ont annoncé vendredi 13 juin 2026 les deux pays, selon RFI.
Cette frappe militaire, coordonnée entre les forces vénézuéliennes et l’administration américaine, marque un tournant dans la lutte contre ce groupe criminel transnational, actif en Amérique latine. Les détails précis de l’opération, tels que l’identité du défunt ou les méthodes utilisées, n’ont pas encore été communiqués publiquement par les autorités. RFI précise que l’annonce a été faite simultanément par les gouvernements vénézuélien et américain, confirmant ainsi la coopération entre les deux pays malgré leurs tensions diplomatiques récurrentes.
Ce qu'il faut retenir
- Le chef du Tren de Aragua, gang vénézuélien dont la tête était mise à prix par les États-Unis, a été tué lors d’une opération conjointe.
- L’opération a été menée dans le sud du Venezuela, selon un communiqué commun des deux pays.
- Les autorités n’ont pas encore révélé l’identité du défunt ni les circonstances précises de sa mort.
- Cette frappe intervient dans un contexte de coopération exceptionnelle entre Washington et Caracas contre le crime organisé.
Un groupe criminel sous surveillance internationale
Le Tren de Aragua, originaire de l’État d’Aragua au Venezuela, s’est imposé ces dernières années comme l’une des organisations criminelles les plus redoutées d’Amérique latine. Ses activités s’étendent du trafic de drogue au contrôle de réseaux de prostitution en passant par l’extorsion, principalement en Colombie, au Pérou et au Chili. En 2025, les États-Unis avaient placé sa tête dirigeante sur leur liste des criminels les plus recherchés, offrant une récompense de plusieurs millions de dollars pour toute information menant à son arrestation.
Selon les rapports des services de renseignement, le gang compterait plusieurs milliers de membres et bénéficierait de complicités au sein des forces de sécurité locales. Sa capacité à infiltrer les institutions publiques a fait de lui une cible prioritaire pour les autorités vénézuéliennes, qui tentent depuis des années de démanteler ses réseaux. Bref, la mort de son leader pourrait affaiblir significativement son organisation, même si les observateurs s’attendent à une possible fragmentation du groupe.
Une coopération américano-vénézuélienne inhabituelle
L’opération conjointe qui a conduit à la neutralisation du chef du Tren de Aragua surprend dans un contexte où les relations entre les États-Unis et le Venezuela restent tendues. Depuis plusieurs années, Washington a imposé des sanctions économiques contre Caracas, accusant le gouvernement vénézuélien de corruption et de violations des droits de l’homme. Pourtant, les deux pays ont collaboré sur ce dossier précis, signe d’une priorité partagée contre le crime organisé.
D’après RFI, cette coopération s’inscrit dans une stratégie plus large visant à affaiblir les groupes armés transnationaux en Amérique latine. Les États-Unis, qui considèrent le Tren de Aragua comme une menace pour la stabilité régionale, auraient apporté un soutien logistique et renseignement à l’opération. Pour le Venezuela, cette frappe représente une victoire symbolique, alors que le pays tente de redorer son image internationale après des années d’isolement diplomatique.
Reste à savoir si cette frappe marquera le début d’une collaboration plus durable entre Washington et Caracas, ou si elle restera un épisode isolé. Une chose est sûre : la lutte contre le crime organisé en Amérique latine continue de mobiliser les gouvernements, malgré leurs divergences politiques.
Les États-Unis avaient offert une récompense pour sa capture car le Tren de Aragua est considéré comme une organisation criminelle transnationale impliquée dans des activités graves, telles que le trafic de drogue, l’exploitation humaine et l’extorsion. Son leader était recherché pour son rôle central dans ces réseaux, qui s’étendent bien au-delà des frontières vénézuéliennes.