Les entreprises crypto du monde entier sont confrontées à un obstacle majeur : l’exclusion bancaire, également appelée « débanking ». Selon nos confrères de CoinTelegraph FR, cette pratique consiste pour les banques à refuser d’ouvrir leurs services aux entreprises crypto, invoquant des risques fiduciaires, des obligations de reporting ou encore la crainte d’entacher leur réputation.
Ce phénomène est loin d’être résolu, malgré certaines avancées réglementaires. Aux États-Unis et en Australie, des initiatives législatives ont vu le jour pour lever ces barrières. Mais pour Caitlin Long, fondatrice et PDG de Custodia Bank, le débanking pourrait encore persister jusqu’en 2026.
Ce qu'il faut retenir
- Les entreprises crypto sont confrontées à l’exclusion bancaire, également appelée « débanking ».
- Ce phénomène est loin d’être résolu, malgré certaines avancées réglementaires.
- Aux États-Unis et en Australie, des initiatives législatives ont vu le jour pour lever ces barrières.
- Le débanking pourrait encore persister jusqu’en 2026, selon Caitlin Long.
Le contexte du débanking
Le débanking est un phénomène qui consiste pour les banques à refuser d’ouvrir leurs services aux entreprises crypto. Selon Dennis Porter, PDG de l’organisation Satoshi Action, cela ouvre la voie à une adoption plus large de la technologie des actifs numériques et des services de garde par les institutions financières traditionnelles.
Cependant, malgré ces avancées, le débanking reste un obstacle majeur pour les entreprises crypto. Morva Rohani, directrice exécutive du Canadian Web3 Council, a déclaré que « certaines sociétés ont réussi à établir des relations avec les banques. Cependant, beaucoup subissent encore des fermetures de comptes ou des refus sans explication ni recours ».
Les initiatives législatives
Aux États-Unis, des directives compliquant la conservation d’actifs crypto par les banques ont été abrogées, tout comme celles désignant les cryptos comme un « risque réputationnel ». En Australie, le Parti travailliste a proposé une loi visant à encadrer légalement les activités crypto, offrant ainsi un cadre plus clair pour les banques.
Edward Carroll, responsable des marchés mondiaux et de la finance d'entreprise chez MHC Digital Group, a déclaré que « les décisions de débancarisation n'étaient pas le résultat de directives réglementaires, mais plutôt d'un sentiment plus général d'aversion pour le risque en raison de l'absence actuelle d'un cadre réglementaire clair ».
Les conséquences du débanking
Le débanking a des conséquences importantes pour les entreprises crypto. Selon Molly White, auteure de la newsletter « Citation Needed » et du site « Web3 Is Going Just Great », « les cryptomonnaies détournent » le débat sur la débancarisation, au détriment de problématiques bien réelles comme les discriminations fondées sur la religion, l’origine ou le secteur d’activité.
Brian Armstrong, PDG de Coinbase, a applaudi les efforts du Département de l'efficacité gouvernementale (DOGE) pour démanteler le Bureau de protection financière des consommateurs (CFPB), qui est chargé d’enquêter sur les cas de débanquisation.
En conclusion, le débanking est un phénomène complexe qui nécessite une approche nuancée et une compréhension approfondie des enjeux réglementaires et financiers. Il est essentiel de continuer à suivre les développements dans ce domaine pour voir comment les entreprises crypto et les régulateurs trouveront des solutions pour lever ces barrières et permettre à l’industrie de se développer de manière sécurisée et réglementée.
