Une étude récente publiée dans la revue Pnas remet en question ce que l'on pensait savoir sur le Doggerland, territoire englouti sous la mer du Nord. Autrefois habité par des espèces vivantes, voire des humains, il aurait pu rester émergé bien plus longtemps que prévu. Des recherches britanniques révèlent des traces d'ADN vieux de moins de 8 000 ans, prouvant que cette région était habitable bien après ce que l'on croyait. Les scientifiques ont collecté 252 échantillons lors de plusieurs expéditions sous-marines, dont des arbres vieux de plus de 2 000 ans, démontrant que le Doggerland était un refuge pour les espèces pendant le dernier âge glaciaire.
Ce qu'il faut retenir
- Le Doggerland aurait pu accueillir des espèces vivantes, voire des humains, bien plus récemment que prévu.
- Des traces d'ADN datant de moins de 8 000 ans ont été découvertes, remettant en question la chronologie de l'engloutissement du Doggerland.
- Les recherches britanniques soulignent que cette région était un refuge pour de nombreuses espèces pendant le dernier âge glaciaire.
Une histoire méconnue
Autrefois une terre fertile abritant des plantes, des forêts et des animaux, le Doggerland a subi les affres des changements climatiques. Alors que l'on pensait qu'il avait été submergé il y a des milliers d'années, les nouvelles découvertes révèlent une toute autre réalité. Des arbres anciens et des preuves d'une occupation humaine datant de moins de 8 000 ans remettent en question nos connaissances sur cette région engloutie.
Un refuge pendant l'ère glaciaire
Les données recueillies par les scientifiques suggèrent que le Doggerland n'était pas simplement un lieu de passage pour les populations nomades, mais bien un territoire de vie durable. Même les populations du Mésozoïque auraient pu bénéficier des ressources abondantes de cette région. De plus, le Doggerland aurait survécu à des événements majeurs tels que le tsunami Storegga il y a 8 150 ans, démontrant sa résilience face aux catastrophes naturelles.
