Le mystère des formations géologiques appelées 'toiles d'araignée' sur Mars a été levé par le rover Curiosity de la NASA, qui a révélé que ces structures sont liées à une ancienne circulation d'eau dans le sous-sol martien.
Les 'toiles d'araignée' ont été repérées depuis l'orbite il y a près de 20 ans, mais il a fallu 13 ans au rover Curiosity pour atteindre ce site géologique, situé sur les pentes du mont Sharp dans le cratère Gale.
Ce qu'il faut retenir
- Les 'toiles d'araignée' sur Mars sont des formations géologiques appelées 'boxwork' qui se composent de réseaux de petites rides interconnectées.
- Les données révèlent que ces rides sont liées à une circulation d'eau souterraine le long de fractures.
- Les 'toiles d'araignée' sont associées à une très ancienne circulation d'eau dans le sous-sol martien, dont il existe des analogues sur Terre.
- La présence de ces nodules renforce l'idée que les rides ont été formées par circulation d'eau.
- Le prochain défi est désormais d'expliquer comment un tel réseau de rides a pu se former sur le mont Sharp.
En s'approchant de ces rides, Curiosity a révélé leur nature et peut-être les mécanismes de leur formation. Les données révèlent que les rides sont liées à une circulation d'eau souterraine le long de fractures. Ces rides ne sont donc rien d'autre que des sortes de 'moules' minéralisés d'anciennes fissures, qui ont été révélées par l'érosion.
La présence de ces nodules renforce l'idée que les rides ont été formées par circulation d'eau. Ils se forment en effet habituellement par précipitation de minéraux autour d'un grain. C'est d'ailleurs pas la première fois que des nodules de ce type sont observés sur Mars. Le rover Perseverance en a également identifié dans le cratère Jezero.
La découverte de ces 'toiles d'araignée' sur Mars a des implications importantes pour notre compréhension de l'histoire climatique de la planète rouge. Selon nos confrères de Futura Sciences, cela suggère que la nappe phréatique devait être assez élevée, et cela signifie que l'eau nécessaire pour soutenir la vie aurait pu durer beaucoup plus longtemps que ce que l'on pensait avec les observations depuis l'orbite.
