Dans une encyclique publiée ce 6 juin 2026, le pape Léon XIV a choisi d’évoquer l’œuvre de J.R.R. Tolkien, plus précisément son célèbre roman « Le Seigneur des Anneaux », à travers une citation attribuée au personnage de Gandalf. Selon Le Monde, cette référence s’inscrit dans un texte plus large qui aborde les liens entre la foi catholique et l’univers tolkienien, confirmant ainsi les convictions religieuses de l’écrivain britannique.

Ce qu'il faut retenir

  • Le pape Léon XIV cite Gandalf dans une encyclique publiée le 6 juin 2026, en référence à l’univers de J.R.R. Tolkien.
  • Cette mention souligne les liens étroits entre l’œuvre de Tolkien et la doctrine catholique, d’après Le Monde.
  • L’encyclique pourrait s’adresser indirectement à l’appropriation de l’univers tolkienien par des mouvements libertariens, notamment ceux de la Silicon Valley.
  • J.R.R. Tolkien, lui-même catholique pratiquant, a souvent intégré des thèmes religieux dans ses écrits.

Une encyclique qui mêle culture populaire et spiritualité

Le texte papal, intitulé « L’Anneau et la Croix », s’appuie sur des références culturelles variées pour illustrer des concepts théologiques. Le choix de Gandalf, figure centrale de « Le Seigneur des Anneaux », n’est pas anodin. Ce personnage, souvent perçu comme un guide sage et mystérieux, incarne une forme de Providence divine, un thème récurrent dans les enseignements de l’Église. « Ce n’est pas par la puissance que l’on triomphe, mais par l’humilité », a déclaré le souverain pontife dans son encyclique, une phrase qui résonne comme un écho aux propos du magicien gris dans l’œuvre de Tolkien.

Cette référence à Tolkien survient à un moment où son univers est régulièrement mobilisé par des courants politiques ou technophiles, notamment aux États-Unis. Plusieurs figures de la Silicon Valley, comme Peter Thiel ou Elon Musk, se revendiquent ouvertement de l’œuvre tolkienienne, y voyant une métaphore des luttes entre liberté et autorité. Pour autant, comme le rappelle Le Monde, Tolkien lui-même avait toujours rejeté toute interprétation politique de son œuvre, insistant sur sa dimension avant tout morale et spirituelle.

Tolkien, un auteur dont l’œuvre porte l’empreinte du catholicisme

Né en Afrique du Sud en 1892 et décédé en 1973, J.R.R. Tolkien a grandi dans la foi catholique, une influence majeure dans sa vie et son travail. Son biographe officiel, Humphrey Carpenter, avait souligné à quel point la théologie et la métaphysique chrétiennes avaient façonné des éléments clés de la Terre du Milieu. Les thèmes de la rédemption, de la chute et de la Providence, omniprésents dans « Le Seigneur des Anneaux », trouvent leur source dans cette tradition religieuse.

Dans une lettre datée de 1951, Tolkien avait d’ailleurs écrit : « Le Seigneur des Anneaux est fondamentalement une œuvre religieuse et catholique ». Pourtant, il refusait que son œuvre soit réduite à un simple allégorie religieuse, préférant y voir une « histoire mythique » où la dimension spirituelle se mêle à une narration épique. Cette nuance est aujourd’hui souvent oubliée, notamment par ceux qui instrumentalisent son univers à des fins idéologiques. C’est cette complexité que semble vouloir rappeler le pape Léon XIV, en s’appuyant sur un personnage aussi universellement reconnu que Gandalf.

Et maintenant ?

Les réactions à cette encyclique devraient se multiplier dans les prochains jours, notamment parmi les catholiques mais aussi chez les admirateurs de Tolkien. Plusieurs universitaires spécialistes de l’œuvre tolkienienne ont d’ores et déjà annoncé des conférences pour analyser cette référence inattendue. Une chose est sûre : cette mention papale pourrait relancer le débat sur la place de la spiritualité dans la culture populaire contemporaine, alors que les adaptations cinématographiques et les nouvelles séries dérivées de l’univers de Tolkien continuent de rencontrer un succès mondial.

Reste à voir si cette initiative du Vatican influencera directement la perception de l’œuvre de Tolkien dans les milieux libertariens ou technophiles, ou si elle restera avant tout un hommage à la dimension religieuse d’un auteur dont l’héritage dépasse largement les frontières du monde littéraire.

D’après Le Monde, cette référence s’inscrit dans une volonté de souligner les liens entre la foi catholique et la culture populaire. En citant Gandalf, une figure emblématique de « Le Seigneur des Anneaux », le pape met en avant des valeurs comme l’humilité et la Providence, centrales dans l’enseignement chrétien et dans l’œuvre de Tolkien.