À partir du 16 juin, les tests de dépistage du cadmium seront remboursés, selon Franceinfo - Santé. Cependant, les conditions d’éligibilité ne permettent pas d’englober la majorité des personnes pouvant être exposées à ce métal lourd toxique.
Le cadmium est reconnu cancérogène et se trouve dans de nombreux aliments tels que le pain, les pommes de terre, les pâtes et les céréales du petit-déjeuner. Début juin, l'Assemblée nationale a largement adopté une proposition de loi écologiste visant à limiter l'exposition de la population à ce métal.
Ce qu'il faut retenir
- Les tests de dépistage du cadmium seront remboursés à partir du 16 juin.
- Les conditions d’éligibilité sont restrictives et ne permettent pas d’englober la majorité des personnes pouvant être exposées.
- Le cadmium est reconnu cancérogène et se trouve dans de nombreux aliments.
- L'Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à limiter l'exposition de la population à ce métal.
- Les autorités sanitaires ont choisi des conditions restrictives pour le remboursement des dépistages.
Les conditions d’éligibilité
Les personnes jugées « à risque » peuvent se faire rembourser un test de dépistage, selon l'Agence nationale de la sécurité sanitaire. Cependant, les autorités sanitaires ont choisi des conditions restrictives, ce que regrettent certains professionnels de santé.
Concrètement, il suffit d'un test urinaire en laboratoire pour mesurer le taux dans l'organisme d'un patient, puis d'un test sanguin si la première analyse présente un résultat trop élevé. Ces dépistages, prescrits par les médecins, pourront être remboursés pour les personnes qui vivent près d'un site industriel à risque, ou dans des territoires aux sols naturellement riches en cadmium.
Les limites du remboursement
Pascal Meyvaert, membre de la Conférence Nationale des Unions Régionales de Médecins Libéraux, a déclaré que « l'intérêt est quand même assez mineur » et que les conditions d’éligibilité « ça représente une infime partie des contaminations de la population générale, donc ça ne permet pas d'envisager un dépistage large ».
Le médecin a également souligné que les personnes victimes de contaminations alimentaires ne sont pas considérées « à risque » au regard des critères établis pour prétendre à un remboursement. De plus, il n'existe pas encore de protocole précis à suivre si un patient présente une contamination inquiétante.
Les prochaines étapes
Le remboursement des dépistages débute une dizaine de jours après que l'Assemblée nationale a adopté, contre l'avis du gouvernement, un texte pour limiter l'exposition de la population à ce métal. Seuls l'extrême droite (Rassemblement national et Union des droites) et une députée du groupe Les Républicains ont voté contre.
Il est important de noter que la moitié de la population française présente des expositions au cadmium supérieures aux valeurs de référence, selon l'Agence nationale de la sécurité sanitaire.