Comme le rapporte Courrier International, le magazine marocain « TelQuel » titre sur un « système qui déraille » dans son édition du 3 au 9 avril 2026, en référence à l'éducation française au Maroc. Selon « TelQuel », les établissements scolaires français au Maroc sont confrontés à une crise majeure, avec une hausse des frais de scolarité et un déficit financier important.
Les parents d'élèves estiment que le système les traite comme des « vaches à lait », avec des frais de scolarité élevés et une qualité de l'enseignement qui baisse. En effet, les familles souhaitant scolariser leur enfant dans un établissement français paient déjà un droit de première inscription (DPI) pouvant atteindre 30 000 dirhams (soit environ 2 756 euros), ainsi que des frais d'inscription annuels. Depuis fin 2025, l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) impose une hausse de 4 % des frais de scolarité et l'instauration d'un droit annuel d'inscription de 4 000 dirhams (soit à peu près 367 euros).
Ce qu'il faut retenir
- 50 000 élèves inscrits dans le réseau d'établissements français d'éducation au Maroc
- Les parents contestent la hausse des frais de scolarité décidée en décembre 2025
- L'AEFE justifie la hausse par un déficit important, mais les associations de parents d'élèves contestent cette justification
- Les établissements scolaires français au Maroc sont gérés par l'AEFE
- Les frais de scolarité élevés et la baisse de la qualité de l'enseignement sont les principaux motifs de contestation
Le contexte
Le magazine « TelQuel » est un newsmagazine francophone fondé en 2001, qui s'est rapidement distingué de ses concurrents marocains en faisant une large place aux reportages et aux faits de société. Selon « TelQuel », les établissements scolaires français au Maroc sont des « relais d'influence » de Paris dans le royaume chérifien, avec 80 % des élèves marocains ou franco-marocains, et majoritairement issus « des élites économiques et administratives du royaume, formés dans le moule français, qui iront pour beaucoup poursuivre leurs études en France ».
Les réactions
Les parents d'élèves sont extrêmement mécontents de la situation, avec des manifestations et des pétitions pour demander une révision de la politique de l'AEFE. Selon « TelQuel », les parents se demandent pourquoi soudainement, le 11 mars (soit trois mois après l'annonce dudit déficit), l'AEFE fait état d'un excédent de 3 millions d'euros. « On nous dit qu'on est en faillite, on augmente nos frais, et trois mois plus tard on découvre que l'agence a retrouvé près de 60 millions [d'euros] en secouant les coussins du canapé », commente un parent d'élèves à Rabat.
En conclusion, la crise de l'éducation française au Maroc est un problème complexe qui nécessite une solution urgente. Les parents d'élèves, les enseignants et les autorités doivent travailler ensemble pour trouver une solution qui répond aux besoins de tous. Il est essentiel de prendre en compte les préoccupations des parents d'élèves et de trouver un moyen de financer l'éducation de manière équitable et durable.
