Le procureur de la République de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) a confirmé hier, mercredi 2 septembre 2026, que l’épave repérée à une quarantaine de kilomètres au sud des côtes anglaises, dans les eaux de la Manche, correspond bien à celle du chalutier breton Maranello. Ce dernier avait sombré le 29 août, laissant deux marins toujours portés disparus, selon Ouest France.
Cette localisation, effectuée mercredi dernier, marque une étape importante dans l’enquête en cours. Les autorités judiciaires et maritimes poursuivent désormais leurs investigations pour déterminer les causes exactes du naufrage et tenter de récupérer les corps des deux marins disparus. Le procureur a précisé que l’identification de l’épave a été possible grâce à des éléments techniques et des vérifications administratives.
Ce qu'il faut retenir
- L’épave localisée à 40 km au sud de l’Angleterre, dans les eaux de la Manche, correspond bien au chalutier Maranello.
- Le naufrage est survenu le 29 août 2026, avec deux marins toujours portés disparus.
- L’identification a été confirmée le 2 septembre 2026 par le procureur de Saint-Brieuc.
- Les causes du drame restent à éclaircir, les investigations se poursuivant.
Un chalutier breton disparu en Manche
Le Maranello, chalutier basé en Bretagne, a quitté son port d’attache pour une campagne de pêche avant de disparaître des radars dans la nuit du 29 août. Selon les premières informations rapportées par Ouest France, le bateau aurait signalé une avarie majeure avant de couler rapidement, sans que les deux marins à bord ne puissent être secourus. Les conditions météo, bien que difficiles, ne semblent pas avoir été exceptionnelles ce soir-là, mais les enquêteurs n’excluent aucune hypothèse.
Les recherches avaient été immédiatement lancées par les moyens aériens et maritimes des affaires maritimes et de la marine nationale. La localisation de l’épave mercredi dernier a permis de confirmer le pire pour les familles des disparus, tout en ouvrant une nouvelle phase dans l’enquête. Les investigations techniques sur l’épave devraient apporter des éléments cruciaux dans les prochains jours.
Les investigations judiciaires et techniques en cours
Le procureur de Saint-Brieuc a indiqué que l’épave a été formellement identifiée grâce à des éléments comme le numéro d’immatriculation du bateau et des vérifications administratives. «
L’analyse des images sonar et des premiers constats réalisés par les plongeurs ont permis de confirmer qu’il s’agissait bien du Maranello », a-t-il déclaré. Les investigations se poursuivent pour déterminer les causes exactes du naufrage et vérifier si des défaillances techniques ou humaines sont en cause.
Côté maritime, les Affaires maritimes et la gendarmerie maritime mènent des opérations de relevé des preuves sur place. Une attention particulière est portée à la boîte noire du chalutier, si elle est récupérable, ainsi qu’à l’état de la coque. Les familles des deux marins disparus ont été informées de la découverte et devraient prochainement être reçues par les autorités pour un point sur l’avancée des recherches.
Les questions en suspens
Plusieurs inconnues subsistent quant aux circonstances exactes du naufrage. Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre pourquoi le chalutier a coulé aussi rapidement et si des alertes précoces ont été émises avant sa disparition. Par ailleurs, le devenir des deux marins disparus reste incertain, bien que les chances de les retrouver vivants soient désormais quasi nulles. Enfin, les résultats de l’enquête technique pourraient avoir des répercussions sur les normes de sécurité des chalutiers en France.
Reste à savoir si les causes du drame relèvent d’un accident isolé ou si des dysfonctionnements plus larges seront pointés du doigt. Pour l’heure, les autorités appellent à la prudence et évitent toute conclusion hâtive, soulignant que l’enquête en est encore à ses débuts.
Les autorités maritimes et judiciaires doivent désormais analyser les éléments récupérés sur l’épave, notamment la boîte noire et l’état de la coque. Une expertise judiciaire sera menée pour établir un rapport détaillé dans les prochaines semaines. Par ailleurs, les familles des marins disparus seront reçues pour un point d’étape.