La Rencontre des Entrepreneurs de France (REF) 2026, l’université d’été du Medef, a démarré ce mercredi 26 août au matin à Roland-Garros, avec pour ambition d’aborder les grands enjeux économiques à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Selon Le Figaro, cet événement de deux jours s’annonce comme un moment clé pour les chefs d’entreprise, qui y présenteront leurs priorités et leurs inquiétudes face aux futurs candidats. Le président du Medef, Patrick Martin, a ouvert officiellement les débats à 14h30 avec un discours inaugural, avant une journée rythmée par des tables rondes et des échanges sur le thème central du « courage ».

Ce qu'il faut retenir

  • 79 % des dirigeants interrogés citent la fiscalité et les charges comme leur principale difficulté, selon un sondage OpinionWay mené auprès de 66 000 chefs d’entreprise.
  • Le poids des démarches administratives arrive en deuxième position, avec 59 % des répondants, devant les changements fréquents des règles fiscales, sociales ou environnementales (50 %).
  • Patrick Martin a lancé les débats à 14h30 depuis Roland-Garros, marquant le coup d’envoi de La REF 2026.
  • Un débat réunissant Patrick Pouyanné (TotalEnergies) et Bruno Le Maire est prévu en fin de journée, sous le titre « Le consensus ou le courage ».
  • Le clou de l’événement sera un débat présidentiel prévu jeudi 27 août, réunissant sept candidats déclarés à la présidentielle de 2027.

Une édition placée sous le signe des revendications patronales

Alors que la campagne pour l’élection présidentielle de 2027 s’annonce déjà sous haute tension économique, La REF 2026 s’impose comme un baromètre des attentes du patronat. Selon nos confrères du Figaro, un sondage OpinionWay, réalisé auprès de 66 000 dirigeants et révélé en exclusivité, dresse un constat sans appel : 79 % des entrepreneurs jugent le niveau des impôts et des charges insoutenable. Ce chiffre dépasse largement les autres sources de préoccupation, comme le poids des démarches administratives (59 %) ou l’instabilité des règles fiscales, sociales et environnementales (50 %).

« Ces résultats reflètent une exaspération croissante face à un environnement économique perçu comme de plus en plus hostile », explique Patrick Martin. Bref, autant dire que les attentes des entreprises seront au cœur des débats de ces deux journées.

Cinq priorités pour le prochain quinquennat

De ces inquiétudes découlent cinq revendications majeures, que le Medef entend porter auprès des candidats. Selon Le Figaro, il s’agit tout d’abord de réduire la fiscalité et les charges, une demande récurrente des entreprises. Vient ensuite la réindustrialisation du pays, un sujet souvent évoqué mais dont les mesures concrètes restent attendues. Les dirigeants plaident également pour une simplification des normes et des procédures administratives, une simplification dont la nécessité est soulignée par 59 % des sondés.

Autres priorités : réduire la dette et les dépenses publiques, un objectif qui s’inscrit dans une logique de rigueur budgétaire, et surtout, stabiliser les règles fiscales et sociales. « Les changements incessants créent une insécurité juridique dommageable pour les entreprises », rappelle Patrick Martin. Ce dernier a d’ailleurs rappelé que « le sujet économique doit être un angle central des débats présidentiels ».

Un programme chargé pour cette première journée

Après l’ouverture par le président du Medef à 14h30, la journée de mercredi a débuté sous le signe des échanges. Plusieurs tables rondes étaient au programme, dont une réunissant Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, et Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Économie, autour d’un débat intitulé « Le consensus ou le courage ». Un titre qui en dit long sur les tensions entre pragmatisme et audace économique, deux approches souvent opposées dans le débat public.

Selon Le Figaro, d’autres interventions sont prévues dans l’après-midi, avec notamment des prises de parole sur l’innovation, la transition énergétique ou encore la compétitivité des entreprises françaises. L’événement, qui se tient à Roland-Garros, s’annonce donc dense et varié, avec pour toile de fond une actualité économique brûlante.

Un débat présidentiel attendu pour clore l’événement

Le point d’orgue de La REF 2026 aura lieu jeudi 27 août en début d’après-midi, avec un débat réunissant sept des principaux candidats à la présidentielle de 2027. Parmi eux figurent Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Bruno Retailleau et Marine Tondelier. « Ce débat sera l’occasion pour chaque candidat de préciser sa vision économique et de répondre aux attentes des entreprises », indique Patrick Martin.

L’enjeu est de taille : face à une opinion publique de plus en plus sensible au pouvoir d’achat et à la compétitivité, les propositions des candidats sur la fiscalité, les charges ou encore la dette seront scrutées à la loupe. D’autant que, comme le souligne Le Figaro, « l’économie s’impose comme le thème central de la campagne », reléguant parfois au second plan des sujets comme la santé ou l’éducation.

Et maintenant ?

Les prochaines heures seront décisives pour le Medef, qui compte bien faire entendre sa voix avant la présidentielle. Si les revendications patronales sont claires, leur traduction politique dépendra largement des propositions des candidats. Reste à voir si ces derniers parviendront à concilier les attentes des entrepreneurs avec les contraintes budgétaires de l’État. Une chose est sûre : l’économie sera au cœur des débats jusqu’en 2027.

La deuxième journée de La REF 2026, demain, s’annonce donc déterminante pour les chefs d’entreprise, qui espèrent des engagements concrets. Quant aux candidats à la présidentielle, ils devront y répondre avec des propositions précises, sous peine de voir les entreprises poursuivre leur mobilisation.

Les sept candidats invités sont Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Bruno Retailleau et Marine Tondelier.