Selon Le Figaro, les géants chinois de l’automobile se préparent à une offensive majeure dans les sports mécaniques, avec un intérêt marqué pour la Formule 1 et les épreuves d’endurance. Après avoir conquis une partie du marché mondial des véhicules électriques, ces marques visent désormais une notoriété internationale via la compétition, comme l’a révélé Bloomberg il y a quelques semaines.
Ce qu’il faut retenir
- Le constructeur BYD, leader mondial des véhicules électriques devant Tesla, étudie une entrée en Formule 1 et en endurance, selon Le Figaro.
- Trois scénarios sont envisagés pour la F1 : création d’une équipe dédiée, rachat d’une écurie existante ou partenariat technique avec une structure déjà implantée.
- L’investissement nécessaire pour une équipe de F1 pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d’euros, avec un délai de mise en place long et une prise de risque importante pour une marque encore peu expérimentée en compétition.
- Les Accords Concorde, qui régissent les droits commerciaux de la F1, n’excluent pas l’arrivée de nouveaux acteurs, ouvrant la voie à une possible participation chinoise.
BYD, déjà en position de force sur le marché automobile, veut marquer son territoire en sport mécanique
Avec 1,6 million de véhicules vendus en 2025, BYD s’impose comme le premier constructeur mondial de voitures électriques, devant Tesla. Depuis plusieurs mois, les rumeurs se multiplient quant à son intérêt pour les sports automobiles. Comme l’a révélé Bloomberg en mars 2026, le groupe basé à Shenzhen envisage sérieusement deux pistes : la Formule 1 et les compétitions d’endurance, notamment les 24 Heures du Mans.
En France, BYD a récemment lancé sa marque haut de gamme Denza, marquant son ambition de séduire une clientèle internationale. L’entrée en compétition s’inscrirait dans cette stratégie de renforcement de son image de marque, bien au-delà des simples ventes de véhicules. Le Figaro souligne que ce mouvement s’inscrit dans une logique plus large : après avoir conquis les marchés automobiles, les constructeurs chinois veulent désormais s’imposer comme des acteurs incontournables du sport mécanique.
Trois options pour une arrivée en Formule 1, avec des risques variables
Selon les informations recueillies par Le Figaro, BYD aurait identifié trois scénarios pour une entrée en Formule 1. Le premier, le plus ambitieux, consisterait à créer une équipe de toutes pièces. Cette solution, bien que valorisante en termes d’image, serait extrêmement coûteuse — plusieurs centaines de millions d’euros — et nécessiterait un temps de préparation long, voire plusieurs saisons pour atteindre un niveau compétitif.
La deuxième option serait le rachat d’une écurie existante, un choix qui permettrait à BYD de bénéficier d’une structure déjà rodée et d’un savoir-faire en compétition. Enfin, le troisième scénario envisagé serait un partenariat technique avec une équipe actuelle, sans prise de participation majoritaire. Cette formule, moins risquée, offrirait à BYD une visibilité immédiate tout en limitant les investissements initiaux.
Quelle que soit la voie choisie, l’obstacle financier et logistique reste conséquent. Les Accords Concorde, qui régissent les droits commerciaux de la F1, n’interdisent pas l’arrivée de nouveaux participants, mais l’écosystème du championnat impose des contraintes strictes en termes de budget, de partenariats et de performance.
L’endurance, une alternative plus accessible pour une marque en quête de crédibilité
Si la Formule 1 représente le Graal en termes de prestige, les épreuves d’endurance — et notamment les 24 Heures du Mans — pourraient offrir à BYD une première vitrine plus accessible. Contrairement à la F1, où les coûts sont pharaoniques, les compétitions d’endurance permettent une approche plus progressive, avec des budgets maîtrisés et une exposition médiatique forte.
Le Mans, course mythique du calendrier automobile, attire chaque année des millions de téléspectateurs et de spectateurs. Une participation, même symbolique, offrirait à BYD une visibilité immédiate auprès d’un public international, tout en lui permettant de tester ses technologies en conditions réelles. Les constructeurs chinois ne sont d’ailleurs pas les seuls à avoir flairé cette opportunité : plusieurs marques asiatiques, comme Toyota ou Hyundai, y ont déjà fait leurs armes avant de se lancer en F1.
Une chose est sûre : l’arrivée de constructeurs chinois dans le sport automobile ne sera pas sans conséquence pour les acteurs historiques. Entre compétition accrue, transferts de technologies et nouveaux partenariats, les prochaines années s’annoncent riches en rebondissements pour les amateurs de vitesse et d’innovation.
Ces deux disciplines offrent une visibilité internationale immédiate et permettent de tester des technologies en conditions extrêmes. La F1, bien que coûteuse, est le championnat le plus médiatisé au monde, tandis que les 24 Heures du Mans allient endurance, fiabilité et innovation, des valeurs chères aux constructeurs chinois en quête de crédibilité technique.
