Les fabricants de drones ukrainiens sont actuellement en train de conquérir le marché français, selon BFM Business. Ces drones, produits en masse à bas coût et testés en conditions réelles, bouleversent les méthodes de guerre modernes. L'armée française tente de combler son retard en matière de drones low-cost, tandis que des entreprises ukrainiennes multiplient les contacts discrets dans l’Hexagone.

Ils produisent en masse pour presque rien et innovent en continu : des fabricants de drones ukrainiens parcourent discrètement la France pour partager un savoir-faire technologique unique et nouer des partenariats industriels. Leur objectif est de partager un savoir-faire forgé dans une guerre où ces engins ont déjà bouleversé les combats et pris de vitesse les armées européennes.

Ce qu'il faut retenir

  • Les drones ukrainiens sont produits en masse à bas coût et testés en conditions réelles.
  • Ils bouleversent les méthodes de guerre modernes et sont capables de réaliser des tâches variées, telles que le largage de projectiles ou le transport de nourriture et de médicaments.
  • Les fabricants ukrainiens cherchent à nouer des partenariats industriels avec la France et à partager leur savoir-faire technologique.

Les caractéristiques des drones ukrainiens

Les drones ukrainiens, tels que le Perun Max, sont capables d'emporter trois projectiles, de les larguer sur des cibles, de revenir, de se recharger et de repartir à nouveau. Ils peuvent également emporter 32 kg à 25 km, ce qui leur permet de transporter de la nourriture, de l'eau, des médicaments pour des soldats dans les tranchées, ou des tracts expliquant aux Ukrainiens comment se rendre correctement et rester en vie dans les zones où les Russes progressent.

Le système peut passer du GPS à une navigation optique dès que le signal est brouillé, grâce à une caméra, des capteurs et un réseau neuronal. Le drone se repère et vole même avec l'antenne coupée, jusqu'à 20 km.

Les entreprises ukrainiennes à la conquête du marché français

L'histoire de la start-up Skyfall a commencé après l'invasion russe en 2022 avec quatre ingénieurs ukrainiens réunis dans un garage pour créer un drone d'observation de ce qui passe au-dessus de Kiev. Rapidement, ils ont décidé d'y ajouter une capacité à « larguer ». Ainsi est né Vampire, qui bombarde, pose des mines à distance et transporte du sang ou des générateurs.

Le troisième drone, l'intercepteur P1-Sun surnommé Pissioun, est fabriqué à 50 000 unités par mois et a déjà détruit quelque 2 500 Shahed et 1 500 autres cibles aériennes. Le groupe est capable de répondre à la fois aux besoins du front et à d'éventuels partenariats.

La collaboration entre la France et l'Ukraine

La France et l'Ukraine collaborent étroitement dans le domaine de la défense, et les entreprises ukrainiennes cherchent à nouer des partenariats avec des entreprises françaises. Le général Bruno Baratz, commandant du combat futur, a souligné que la France doit se doter de systèmes tout aussi massifs, peu chers et faciles à produire pour faire face aux produits de masse qui ont vocation à user son dispositif.

Le patron du fabricant français de drones Delair, Bastien Mancini, a créé une société en Ukraine et « retranscrit » son expérience dans les drones qu'il livre à l'armée française. Il estime que l'enjeu est de réduire les coûts pour éviter l'asymétrie.

Et maintenant ?

Les fabricants de drones ukrainiens vont-ils réussir à conquérir le marché français ? La collaboration entre la France et l'Ukraine dans le domaine de la défense va-t-elle se renforcer ? Les réponses à ces questions seront à suivre dans les prochaines semaines et mois.

En conclusion, les fabricants de drones ukrainiens sont en train de conquérir le marché français, et leur savoir-faire technologique unique pourrait être un atout pour la défense française. Il reste à voir comment cette collaboration va évoluer dans le futur.