Les marchés actions continuent leur ascension, soutenus par la dynamique américaine, selon BFM Bourse. Cette tendance se maintient malgré un contexte macroéconomique contrasté, avec des indicateurs avancés suggérant un ralentissement progressif de l'économie. La production industrielle a reculé de 0,5% en mars, tandis que les inscriptions au chômage ont diminué à 207 000.
Ce contexte économique complexe est également influencé par des facteurs géopolitiques, notamment les tensions au Moyen-Orient, qui continuent d'alimenter une prime de risque sur les marchés, en particulier sur l'énergie. Le prix du Brent évolue autour de 98 dollars, soit près de 60% au-dessus de son niveau de début d'année.
Ce qu'il faut retenir
- La hausse des marchés actions se prolonge, soutenue par la dynamique américaine.
- Le contexte macroéconomique est contrasté, avec des indicateurs avancés suggérant un ralentissement progressif.
- Les tensions au Moyen-Orient influencent les marchés, en particulier l'énergie.
- Le CAC 40 peine à prolonger sa dynamique, clôturant en repli de 0,14% à 8 262 points.
- Alstom déçoit avec une marge opérationnelle révisée à environ 6% contre 7% attendu.
La situation en Europe
En Europe, la situation est plus fragile. Le CAC 40 peine à prolonger sa dynamique et a clôturé en repli de 0,14% à 8 262 points. Contrairement à Wall Street, les investisseurs européens restent plus hésitants, pénalisés par une exposition plus cyclique et une moindre présence sur les valeurs technologiques liées à l'IA.
L'inflation en zone euro ressort à 2,6% sur un an en mars, tirée par l'énergie (+5,1%), ce qui entretient une incertitude sur la trajectoire économique. Dans ce contexte, la microéconomie devient déterminante et les réactions de marché sont de plus en plus tranchées.
Les performances des entreprises
Netflix a publié un chiffre d'affaires de 12,25 milliards de dollars (+16%) et un bénéfice par action de 1,23 dollar contre 0,66 dollar un an plus tôt. Le groupe maintient ses objectifs pour 2026. Pourtant, le titre a chuté de plus de 9% en après-bourse, pénalisé par des perspectives jugées prudentes et par l'annonce du départ de Reed Hastings du conseil d'administration.
En Europe, Alstom illustre une problématique différente. Le groupe affiche 27,6 milliards d'euros de commandes (+39%) et un chiffre d'affaires de 19,2 milliards d'euros (+7%). Cependant, la marge opérationnelle est révisée à environ 6% contre 7% attendu, en raison de difficultés d'exécution et d'une montée en cadence plus lente.
Les perspectives
Au global, les marchés restent soutenus par les flux vers la technologie et l'intelligence artificielle, mais la dispersion s'accentue. La hausse des indices masque des écarts importants entre valeurs, où la moindre déception sur les marges, la gouvernance ou les perspectives peut entraîner des corrections significatives.
En conclusion, les marchés actions poursuivent leur progression, portés par la dynamique américaine, mais la situation en Europe est plus fragile. Les investisseurs doivent rester prudents et attentifs aux évolutions du contexte économique et géopolitique.
