Alors que le gouvernement cherche une solution et consulte les professionnels à Matignon, les boulangers font face à la menace de sanctions, entre textes stricts, contrôles incertains et applications inégales sur le terrain, selon Le Figaro. La question du travail le 1er mai reste d'actualité malgré les promesses du premier ministre. Une proposition de loi en suspens a conduit à des discussions avec les artisans boulangers pour clarifier les risques encourus par ceux qui font travailler leurs salariés ce jour-là.

Ce qu'il faut retenir

  • Un boulanger risque une amende de 750 euros s'il fait travailler ses salariés le 1er mai.
  • Le montant peut atteindre 1 500 euros en cas d'emploi d'un salarié mineur.
  • Les sanctions sont prévues par le Code du travail, avec des amendes appliquées par salarié indûment employé ou rémunéré.
  • Un boulanger ayant fait travailler cinq salariés, dont trois mineurs, risque une amende de 6 000 euros.

Des sanctions qui varient selon le nombre de salariés

En pratique, une boulangerie employant plusieurs salariés le 1er mai s'expose à des amendes conséquentes, comme l'exemple de la boulangerie Bo&Mie qui a dû payer une amende de 78 750 euros pour avoir fait travailler 21 salariés chaque 1er mai depuis 2021. Cependant, la majorité des boulangeries en France sont des TPE de moins de 20 salariés, ce qui rend de telles sanctions rares. Selon l'Observatoire des métiers de l'alimentation 2024, 98 % des entreprises de boulangerie-pâtisseries françaises sont des TPE.

Un faible taux de sanctions appliquées

Les sanctions semblent peu fréquemment mises en application. En 2024, seuls 22 boulangers ont été sanctionnés, et la plupart n'ont pas payé les amendes. Un cas emblématique est celui de cinq boulangers vendéens sanctionnés par l'inspection du travail mais relaxés par le tribunal. Cette situation a suscité des réactions mitigées au sein de la profession, avec des boulangers hésitant entre fermer boutique par précaution ou maintenir leur activité le 1er mai malgré les risques encourus.

Et maintenant ?

Les annonces du gouvernement attendues après la réunion avec les professionnels pourraient clarifier la situation et définir les mesures à prendre pour les boulangers qui envisagent de faire travailler leurs salariés le 1er mai.

En conclusion, les boulangers en France doivent rester attentifs aux risques encourus s'ils décident de maintenir leur activité le 1er mai malgré les sanctions prévues par le Code du travail. Les décisions prises par le gouvernement pourraient influencer le comportement des professionnels du secteur dans les prochaines années.