Les unités médico-judiciaires jouent un rôle clé dans la prise en charge des victimes de violences, selon Franceinfo - Santé. Ces services, situés au cœur des hôpitaux, sont chargés d'examiner les victimes, de recueillir des preuves et de fournir des expertises médicales pour les enquêtes et les procès.

C'est le cas de l'Unité médico-judiciaire de l'Hôpital Jean-Verdier (AP-HP) de Bondy, où les médecins et les psychologues travaillent ensemble pour prendre en charge les victimes de violences. Chaque année, plus de 8 000 victimes sont examinées dans cet établissement, dont un quart de mineurs.

Ce qu'il faut retenir

  • Les unités médico-judiciaires jouent un rôle clé dans la prise en charge des victimes de violences.
  • Plus de 8 000 victimes sont examinées chaque année à l'Unité médico-judiciaire de l'Hôpital Jean-Verdier (AP-HP) de Bondy.
  • Un quart des victimes examinées sont des mineurs.

Le travail des unités médico-judiciaires

Le travail des unités médico-judiciaires consiste à examiner les victimes, à recueillir des preuves et à fournir des expertises médicales pour les enquêtes et les procès. Les médecins et les psychologues de ces unités sont formés pour prendre en charge les victimes de violences et pour recueillir des preuves de manière objective et impartiale.

« On est à la fois le médecin de la violence, on est à la fois le médecin des victimes. Le diagnostic, ou en tout cas notre avis objectif, va bien sûr avoir un rôle important dans la procédure », détaille le docteur Laetitia Lasne, cheffe de l'Unité médico-judiciaire à l'Hôpital Jean-Verdier (AP-HP) de Bondy.

Les preuves recueillies

Les unités médico-judiciaires recueillent des preuves sous forme d'examens médicaux, de prélèvements et d'évaluations psychologiques. Ces preuves sont ensuite conservées et peuvent être utilisées dans le cadre d'une enquête ou d'un procès.

« Là, par exemple, on a des écouvillonnages au niveau de la peau pour rechercher de la salive, au niveau vaginal pour rechercher du sperme, donc de l'ADN », indique Laetitia Lasne. Les échantillons sont conservés trois ans, ce qui permet aux victimes de déposer plainte à tout moment pendant cette période.

La souffrance psychologique

La souffrance psychologique des victimes de violences est également prise en compte par les unités médico-judiciaires. Les psychologues de ces unités évaluent le traumatisme subi par les victimes et fournissent des expertises pour les procédures judiciaires.

Delphine Audebert, psychologue à l'Unité médico-judiciaire de l'Hôpital Jean-Verdier (AP-HP) de Bondy, évalue le traumatisme de Mathilde après le viol dont elle a été victime. « Ça, c'est des pièces de procédure. Ça veut dire qu'elles vont peut-être permettre à la procédure de s'accélérer », lui annonce Delphine Audebert.

Et maintenant ?

Les unités médico-judiciaires jouent un rôle clé dans la prise en charge des victimes de violences et dans la poursuite des auteurs de ces violences. Il est essentiel de continuer à soutenir ces services pour garantir que les victimes reçoivent la prise en charge dont elles ont besoin et que justice soit rendue.

Il est également important de sensibiliser la population aux violences et à leurs conséquences, afin de prévenir de nouveaux cas de violences et de soutenir les victimes dans leur quête de justice.

En France, plus de 600 000 femmes sont victimes chaque année de violences sexuelles ou conjugales, selon les chiffres disponibles. Il est donc essentiel de poursuivre les efforts pour lutter contre ces violences et pour soutenir les victimes.