« Sur le papier, je pense que le PSG ne s’est pas forcément renforcé. » C’est le constat dressé par Kevin Diaz, membre de l’After Foot, au sujet du mercato parisien lors de l’émission diffusée mercredi 2 septembre 2026, selon RMC Sport.

Le club de la capitale a réalisé un mercato estival marqué par une balance financière largement positive, avec des ventes dépassant les 330 millions d’euros pour un total d’arrivées s’élevant à 150 millions d’euros, soit un bénéfice net de 180 millions d’euros. Pourtant, les nouveaux venus peinent à convaincre face aux départs de joueurs clés ayant contribué aux deux titres consécutifs en Ligue des champions en 2025 et 2026.

Ce qu’il faut retenir

  • Le PSG affiche une balance financière positive de 180 millions d’euros cet été, avec 330 millions d’euros de ventes et 150 millions d’euros d’arrivées.
  • Bradley Barcola, Gonçalo Ramos et Kang-In Lee, piliers de la rotation lors des deux sacres européens, ont quitté le club pour Liverpool, l’AC Milan et l’Atlético Madrid respectivement.
  • Trois recrues ont été présentées : Mika Godts (Ajax Amsterdam), Ferran Torres (FC Barcelone) et Maghnes Akliouche (Monaco), censées remplacer les départs.
  • Kevin Diaz, membre de l’After Foot, doute de la plus-value immédiate de ces recrutements, soulignant les performances passées des joueurs partis.
  • Walid Acherchour, en revanche, place sa confiance dans la capacité de Luis Enrique à optimiser ces effectifs, malgré l’absence de profil clairement supérieur aux titulaires sortants.

Un mercato record, mais une plus-value incertaine

Le PSG a donc bouclé un mercato exceptionnel sur le plan financier, avec des cessions record pour des joueurs comme Barcola, parti pour 145 millions d’euros. Pourtant, pour Kevin Diaz, ces sommes ne garantissent pas une amélioration immédiate du collectif. « Peu importent les ingrédients, j’ai tellement de respect pour le cuistot », a-t-il déclaré, en référence à l’entraîneur Luis Enrique. « Avec lui, il faut toujours un temps d’adaptation, même si Mika Godts jouait aussi en 4-3-3 à l’Ajax. »

L’ailier belge, comme Maghnes Akliouche ou Ferran Torres, devra ainsi s’adapter à un système différent et à une pression accrue. Diaz reconnaît les qualités de certains, comme Akliouche, « un très bon joueur », mais reste sceptique quant à leur capacité à reproduire le niveau des joueurs partis. « Barcola partait à 200 à l’heure et convenait tout à fait pour attirer une défense et amener de la menace dans la profondeur. Sa vitesse est incroyable, même s’il était maladroit. »

Les départs de Barcola, Ramos et Lee pèsent sur la transition

Les trois joueurs cédés ont tous joué un rôle clé dans les succès européens du PSG. Bradley Barcola, vendu pour 145 millions d’euros, était une menace constante dans les contre-attaques. Gonçalo Ramos, lui, a souvent sorti son équipe de situations délicates, notamment lors de la finale 2026. Quant à Kang-In Lee, ses performances étaient toujours saluées à chaque apparition.

« Kang-In Lee était bon à chaque fois qu’il jouait », a rappelé Diaz. « Ferran Torres, j’y croyais un peu moins et j’ai été surpris par ses débuts buteurs, mais pour moi Gonçalo Ramos reste un mec qui t’a sorti de pas mal de traquenards. Tu l’as perdu et tu ne sais pas ce que tu vas avoir. » Une incertitude qui plane désormais sur le groupe parisien, où l’expérience et la régularité des anciens seront difficiles à remplacer.

Walid Acherchour place sa confiance en Luis Enrique

Face à ce scepticisme, Walid Acherchour, également membre de l’After Foot, adopte une position diamétralement opposée. Pour lui, l’essentiel ne réside pas dans la valeur faciale des recrutements, mais dans la capacité de l’entraîneur à en tirer le meilleur. « Soit on parle du papier, soit on parle de ce que va en faire Luis Enrique. Peu importent les ingrédients qu’il y a en cuisine, j’ai tellement de respect et de fascination pour le cuistot qu’on va lui laisser le bénéfice du doute. »

Il salue même la gestion du mercato par le club, soulignant que l’entraîneur « a géré ce mercato de main de maître et a pris encore plus d’importance dans le club par rapport à son back-to-back ». Acherchour concède toutefois qu’à ce stade, aucun des nouveaux venus ne semble posséder un plafond de jeu supérieur à celui des titulaires sortants. « Godts ne va pas chercher Kvara, tout comme Akliouche avec Doué et Ferran Torres avec Dembélé. »

« Il n’y a pas de plus-value sur le onze. À l’instant T, il n’y a pas de joueur avec un plafond plus haut que celui des titulaires. » — Walid Acherchour

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l’impact réel de ce mercato. Le PSG entame une nouvelle saison en Ligue 1 et en Ligue des champions avec une équipe remaniée. La capacité de Luis Enrique à intégrer rapidement les nouveaux joueurs et à maintenir la dynamique collective sera scrutée de près. Une première confrontation avec des enjeux sportifs pourrait intervenir dès la 5e journée de Ligue 1, prévue mi-septembre 2026.

Alors que les attentes restent élevées en termes de résultats, la question de la cohésion d’équipe et de la performance individuelle des recrues se posera rapidement. Pour Diaz, le doute persiste : « Il faudra voir comment ça se passe sur le terrain. Les ingrédients ne font pas tout. »

Un enjeu bien au-delà du simple bilan comptable

Ce mercato du PSG illustre une tendance plus large dans le football moderne, où les clubs misent sur des transferts coûteux pour compenser des départs de stars, sans toujours garantir une progression sportive immédiate. Avec des budgets colossaux et des attentes de titres européens, la pression sur les entraîneurs et les joueurs s’accentue. Reste à savoir si le club parisien parviendra à concilier équilibre financier et excellence sportive, comme il l’a fait par le passé.

Trois joueurs majeurs ont quitté le club : Bradley Barcola (Liverpool, 145 M€), Gonçalo Ramos (AC Milan) et Kang-In Lee (Atlético Madrid). Ils ont été remplacés par Mika Godts (Ajax Amsterdam), Ferran Torres (FC Barcelone) et Maghnes Akliouche (Monaco).

Le club affiche un bénéfice net de 180 millions d’euros, avec des ventes s’élevant à 330 millions d’euros et des achats pour 150 millions d’euros, selon RMC Sport.