Alors que Nicolas Sarkozy concluait son interrogatoire devant la cour d'appel de Paris dans le cadre du procès des "financements libyens", il a réaffirmé avec fermeté que sa campagne présidentielle de 2007 n'avait pas bénéficié de fonds libyens. L'ancien président a souligné qu'aucune trace de ces financements n'avait été trouvée, déclarant qu'aucun virement ni centime n'avait pu être directement ou indirectement lié à sa campagne, quatorze ans après les faits.
Ce qu'il faut retenir
- Nicolas Sarkozy maintient que sa campagne présidentielle de 2007 n'a reçu aucun financement de la Libye.
- Aucune trace de virement en lien avec la campagne n'a été identifiée selon l'ancien président.
- Des éléments comptables issus d'une clé USB remise par l'ex-épouse de Ziad Takieddine ont été exploités par la défense de Nicolas Sarkozy.
- Le procès en appel concernant l'affaire libyenne se poursuit devant la cour d'appel de Paris.
La défense de Nicolas Sarkozy a mis en avant des documents provenant d'une clé USB remise par l'ancienne épouse de Ziad Takieddine, un intermédiaire franco-libanais décédé l'année dernière. Ces documents révéleraient que des fonds libyens perçus par Ziad Takieddine auraient été utilisés pour des dépenses de Mohammed Senoussi, provenant d'argent détourné des services secrets libyens dirigés par son père, Abdallah Senoussi.
Nicolas Sarkozy a interrogé le sens de ces transactions, soulignant l'absence de preuves de financement de sa campagne parmi ces éléments. Malgré les débats en cours, l'ancien président reste convaincu qu'aucun indice de financement illégal n'a été retrouvé parmi les 19 000 documents présentés. Les avocats des parties civiles prendront la parole pour plaider, tandis que les avocats généraux présenteront leurs réquisitions la semaine prochaine, avant la conclusion du procès prévue le 27 mai.