La Nintendo Switch 2, dont le prix de lancement avait déjà été pointé du doigt pour son niveau élevé, va subir une révision tarifaire mondiale à compter du 1er septembre 2026. En Europe, son tarif passera de 469,99 euros à 499,99 euros, soit une augmentation de 30 euros, annonce Nintendo dans un communiqué publié le 8 mai 2026. Cette hausse concerne tous les marchés, y compris le Japon, les États-Unis et le Canada, selon Numerama.
La firme japonaise justifie cette décision par « l’évolution des conditions du marché » et « l’examen des perspectives commerciales mondiales ». Derrière cette formulation prudente se cache en réalité une tension majeure sur les coûts de production, notamment ceux liés à la mémoire vive (RAM), composant essentiel de la console.
Ce qu'il faut retenir
- À partir du 1er septembre 2026, le prix de la Nintendo Switch 2 passera de 469,99 euros à 499,99 euros en Europe, soit une hausse de 30 euros.
- Cette augmentation s’applique à tous les marchés, Japon, États-Unis, Canada et Europe inclus, comme l’indique le communiqué de Nintendo du 8 mai 2026.
- Nintendo évoque une hausse « liée à l’évolution des conditions du marché » et aux « perspectives commerciales mondiales », sans préciser davantage.
- La pénurie mondiale sur la mémoire vive, notamment la LPDDR5X, est la cause sous-jacente de cette révision tarifaire.
- La Switch 2 embarque 12 Go de RAM LPDDR5X, contre 4 Go pour les modèles Switch classiques, ce qui explique sa sensibilité aux fluctuations du marché des composants.
- Le prix de lancement de la console, fixé à 469,99 euros en juin 2025, était déjà considéré comme élevé par les analystes.
Une hausse motivée par la flambée des coûts de la mémoire vive
La Nintendo Switch 2 est la première console de Nintendo à atteindre un prix aussi élevé à son lancement. Cette situation s’explique en grande partie par l’explosion des coûts de la mémoire vive, un composant clé pour les performances de la machine. Selon Numerama, le prix de la LPDDR5X a augmenté de 58 % à 63 % au premier trimestre 2026, en raison de la demande massive de l’industrie de l’intelligence artificielle générative.
« L’industrie de la tech consomme une quantité effrénée de mémoire vive pour alimenter les modèles d’IA, ce qui crée des tensions d’approvisionnement globales », précise Numerama. Cette pénurie a directement impacté les coûts de production de la Switch 2, dont les 12 Go de RAM LPDDR5X sont désormais bien plus chers qu’au moment de la conception de la console.
Un tarif déjà élevé au lancement
Dès sa présentation, le prix de la Switch 2 avait suscité des interrogations. Nintendo l’avait d’ailleurs reconnu avant même son lancement commercial le 5 juin 2025. « Ce prix reflète les investissements technologiques réalisés, mais aussi les contraintes du marché », avait alors expliqué la firme japonaise. Malgré cette étiquette salée, la console s’est vendue à plus de 10 millions d’exemplaires en moins d’un an, selon les chiffres officiels.
Cette hausse de 6,38 % intervient dans un contexte où les consommateurs étaient déjà attentifs aux dépenses liées aux loisirs technologiques. En début d’année 2026, des analystes anticipaient d’ailleurs une répercussion des coûts sur le prix de la console, sans pouvoir en préciser l’ampleur. « Cette augmentation était prévisible, mais son ampleur reste significative », souligne Numerama.
Une console plus puissante, mais plus chère
La Switch 2 se distingue de ses prédécesseurs par ses performances techniques, avec une mémoire vive de 12 Go en LPDDR5X, contre 4 Go en LPDDR4 pour les modèles Switch et Switch OLED. Cette amélioration permet des graphismes plus fluides et une meilleure gestion des jeux exigeants. Pourtant, cette puissance a un coût : la Switch 2 est la première console de Nintendo à franchir la barre symbolique des 500 euros en Europe.
« La hausse des prix est une conséquence directe des coûts de production, mais aussi de la stratégie commerciale de Nintendo », commente Numerama. La firme japonaise mise en effet sur des marges plus élevées pour financer ses innovations, tout en maintenant une position dominante sur le marché des consoles hybrides.
Pour les joueurs, cette situation rappelle l’importance de surveiller les fluctuations du marché avant un achat. Quant à Nintendo, la firme devra probablement trouver un équilibre entre ses ambitions technologiques et la capacité de ses clients à suivre financièrement, surtout dans un contexte économique encore incertain.
La hausse est principalement due à l’explosion des coûts de la mémoire vive (RAM), notamment la LPDDR5X, dont le prix a augmenté de 58 % à 63 % au premier trimestre 2026. Cette pénurie est elle-même causée par la demande massive de l’industrie de l’intelligence artificielle, qui consomme une grande partie de la production mondiale de RAM.
Nintendo n’a fait aucune annonce concernant une future baisse de prix. Pour l’instant, la firme japonaise n’a évoqué que la hausse effective à partir du 1er septembre 2026, sans préciser si des ajustements tarifaires pourraient intervenir par la suite.