À l’occasion du festival Rio Loco à Toulouse en juin 2026, Nirina Rakotomavo, chanteuse et pianiste d’origine malgache et réunionnaise, a présenté son autobiographie musicale intitulée Paris Réunion, parue en 2025, comme le rapporte RFI. Ce projet artistique, qui fusionne jazz et maloya, retrace son parcours entre Madagascar, La Réunion et Paris, où elle a découvert de nouvelles influences culturelles.

Ce qu'il faut retenir

  • Nirina Rakotomavo est une artiste d’origine malgache et réunionnaise, installée à Paris.
  • Son livre Paris Réunion, sorti en 2025, est une autobiographie musicale mêlant jazz, maloya et influences cosmopolites.
  • Elle a été interviewée par RFI lors du festival Rio Loco en juin 2026.
  • Son parcours artistique reflète une quête d’équilibre entre héritage insulaire et modernité parisienne.
  • Le maloya, musique traditionnelle de La Réunion, et le jazz occupent une place centrale dans son œuvre.

Une artiste entre deux mondes

Nirina Rakotomavo incarne une passerelle entre Madagascar, La Réunion et la capitale française. Née d’une mère malgache et d’un père réunionnais, elle a grandi au sein d’une famille où la musique traditionnelle malgache et créole occupait une place importante. Installée à Paris depuis plusieurs années, elle a intégré ces influences à son univers jazz, créant un style unique. Son livre, Paris Réunion, publié en 2025, est le fruit de cette exploration artistique et personnelle.

L’artiste y raconte comment elle a su concilier ses racines insulaires avec les rencontres parisiennes. « Le maloya, c’est une musique qui danse, qui chante la liberté, a-t-elle expliqué à RFI. Le jazz, lui, m’a appris l’improvisation, cette capacité à s’adapter en temps réel. Paris m’a offert cette liberté de mélanger les deux. »

Un projet musical ancré dans l’histoire

Paris Réunion n’est pas seulement un livre : c’est aussi un album où Nirina Rakotomavo revisite des mélodies traditionnelles malgaches et réunionnaises à travers le prisme du jazz. L’album, sorti en parallèle du livre, a été salué pour sa capacité à moderniser des sonorités ancestrales sans les trahir. L’artiste s’est entourée de musiciens parisiens pour donner vie à ces compositions.

Parmi les morceaux marquants, on retrouve des reprises de chants malgaches comme Mihanta ou des morceaux de maloya adaptés au piano et à la voix. « Ces musiques ont une histoire, un poids culturel, a-t-elle souligné. Mon rôle était de les réinterpréter sans les dénaturer. » Selon RFI, l’album a été enregistré dans des studios parisiens, où Nirina Rakotomavo a travaillé avec des arrangeurs spécialisés dans les musiques du monde.

Le festival Rio Loco, une scène idéale

Le festival Rio Loco, dédié aux musiques du monde, était le cadre parfait pour évoquer ce projet. Organisé chaque année à Toulouse, cet événement met en avant des artistes issus de cultures variées, un public en phase avec l’univers de Nirina Rakotomavo. Lors de son passage, elle a donné une masterclass sur la fusion entre jazz et musiques traditionnelles, attirant un public composé de mélomanes et de musiciens.

« À Rio Loco, on célèbre la diversité, a-t-elle déclaré. C’est un lieu où mon parcours trouve tout son sens. » L’artiste a également évoqué son souhait de transmettre cette richesse culturelle aux nouvelles générations, notamment à travers des ateliers pédagogiques. RFI précise qu’elle a annoncé plusieurs dates de concerts en Europe pour l’automne 2026, afin de promouvoir son album et son livre.

Et maintenant ?

Après la sortie de Paris Réunion et sa participation au festival Rio Loco, Nirina Rakotomavo devrait enchaîner sur une tournée européenne à l’automne 2026, avec des dates prévues en France, en Belgique et en Suisse. Parallèlement, elle travaille sur un nouveau projet autour des musiques traditionnelles africaines, qu’elle souhaite intégrer à son répertoire jazz. Reste à voir si ces collaborations donneront naissance à un nouvel album d’ici 2027.

Pour l’artiste, l’enjeu est clair : poursuivre ce dialogue entre héritage et modernité, tout en inspirant les jeunes générations. Comme elle l’a résumé lors de son entretien avec RFI, « la musique n’a pas de frontières, seulement des ponts à construire. »