La course à la traçabilité des contenus générés par intelligence artificielle s’intensifie. OpenAI, l’entreprise à l’origine du modèle de langage ChatGPT, vient de déployer un nouvel outil permettant d’identifier les images produites par ses propres systèmes. Selon BDM, cette initiative s’appuie sur deux technologies distinctes : les métadonnées C2PA et le filigrane invisible SynthID, développé par Google. L’objectif ? Renforcer la transparence et lutter contre la désinformation en ligne.
Ce qu'il faut retenir
- OpenAI lance un outil pour détecter les images générées par ChatGPT et ses autres modèles d’IA.
- La détection repose sur l’analyse des métadonnées C2PA et du filigrane invisible SynthID de Google.
- L’outil est accessible en ligne et permet de vérifier l’origine des images produites par l’IA.
Un dispositif combinant deux technologies de pointe
Pour répondre aux enjeux de la désinformation, OpenAI mise sur une approche hybride. D’un côté, les métadonnées C2PA (Coalition for Content Provenance and Authenticity) intègrent des informations sur l’origine et les modifications apportées à une image. De l’autre, le filigrane invisible SynthID, développé par Google DeepMind, insère une signature imperceptible à l’œil nu, mais détectable par un algorithme. « Cette combinaison permet de couvrir un large éventail de cas d’usage, des images générées par DALL·E 3 aux contenus modifiés via des outils tiers », précise un porte-parole d’OpenAI, cité par BDM.
Comment utiliser cet outil en pratique ?
L’outil est accessible directement depuis le site d’OpenAI, sans besoin d’installer un logiciel supplémentaire. Pour vérifier une image, l’utilisateur doit simplement la télécharger sur la plateforme dédiée. En quelques secondes, le système analyse les métadonnées et le filigrane, puis indique si l’image provient d’un modèle génératif d’OpenAI. Selon la société, le taux de détection atteint plus de 90 % dans les tests menés en interne. « Nous avons veillé à ce que l’outil soit à la fois rapide et fiable, afin d’encourager son adoption par le plus grand nombre », a ajouté le responsable.
Un enjeu majeur face à la prolifération des deepfakes
Avec l’essor des outils d’IA générative, la question de la provenance des contenus devient cruciale. En 2025, une étude de l’Université de Stanford avait révélé que 60 % des internautes étaient incapables de distinguer une image réelle d’un deepfake. Face à ce constat, des plateformes comme Facebook ou Twitter ont déjà commencé à intégrer des systèmes de marquage des contenus générés par IA. « Notre outil s’inscrit dans cette logique, mais il va plus loin en offrant une vérification en temps réel », souligne OpenAI. — autant dire que cette initiative pourrait devenir un standard dans l’industrie.
Cette initiative marque une étape supplémentaire dans la lutte contre la désinformation, mais elle soulève aussi des questions. Comment garantir que les outils de détection ne seront pas détournés ? Faut-il rendre obligatoire l’utilisation de ces technologies pour les plateformes ? Autant de débats qui devraient animer les prochains mois.
Oui, selon BDM, l’outil est accessible gratuitement depuis le site d’OpenAI. Aucune inscription n’est requise pour effectuer une vérification.