La ministre déléguée à l’Intérieur, Marie-Pierre Vedrenne, présentera ce vendredi 19 juin 2026 un plan de 27 préconisations visant à réduire les délais d’accès à l’examen du permis de conduire en France. Selon Ouest France, cette initiative intervient alors que le délai médian pour repasser une deuxième fois son permis B atteignait 81 jours à l’été 2025, un chiffre jugé trop élevé par les autorités.
Ce qu'il faut retenir
- Présentation ce 19 juin 2026 de 27 mesures par Marie-Pierre Vedrenne pour accélérer l’accès à l’examen du permis de conduire
- Délai médian de 81 jours en 2025 pour un second passage du permis B, selon Ouest France
- Ces préconisations s’inscrivent dans une volonté de fluidifier un système jugé trop lent par les usagers
Le constat dressé par les autorités est sans appel : le délai d’attente pour obtenir une place à l’examen pratique du permis de conduire, notamment lors d’un second passage, reste un sujet de tension pour des milliers de candidats chaque année. En 2025, la situation s’était encore dégradée, avec un temps d’attente moyen de plus de deux mois et demi pour les candidats recalés lors de leur première tentative. Un délai qui, selon les professionnels du secteur, pénalise particulièrement les jeunes actifs et les personnes en insertion professionnelle.
Marie-Pierre Vedrenne, en charge des questions de sécurité routière au sein du gouvernement, a souligné dans ses déclarations préparatoires que « la réduction de ces délais est une priorité absolue ». Elle a ajouté que « les solutions envisagées combinent à la fois une augmentation des capacités d’examen et une meilleure organisation logistique ». Parmi les pistes évoquées figurent notamment le recours accru aux inspecteurs indépendants et l’optimisation des créneaux disponibles dans les centres d’examen.
« Nous devons agir rapidement pour redonner confiance aux Français dans le système du permis de conduire, un outil indispensable pour l’autonomie et l’emploi. »
— Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée à l’Intérieur
Les préconisations, dont le détail sera dévoilé lors de la conférence de presse de ce vendredi, s’articulent autour de plusieurs axes. D’après les informations recueillies par Ouest France, elles incluent une extension des horaires d’ouverture des centres d’examen, une meilleure répartition des places entre les départements, ainsi qu’une digitalisation accrue des procédures administratives. L’objectif affiché est de ramener le délai médian à moins de 45 jours d’ici la fin de l’année 2026.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte où le permis de conduire reste un enjeu majeur d’insertion professionnelle. Selon les dernières données de la Sécurité routière, près de 1,5 million de candidats se présentent chaque année à l’examen, avec un taux de réussite en baisse depuis 2020. La question des délais d’attente, souvent pointée du doigt par les associations d’automobilistes, pourrait donc jouer un rôle clé dans les prochaines réformes du secteur.
Si le gouvernement parvient à concrétiser ses engagements, cela pourrait marquer un tournant pour des centaines de milliers d’usagers. Pour l’heure, les associations de conducteurs et les écoles de conduite attendent de voir comment ces mesures se traduiront dans les faits. Une chose est sûre : la pression sur les autorités pour résoudre ce problème ne faiblira pas.
Selon les dernières données disponibles à l’été 2025, le délai médian pour un second passage du permis B était de 81 jours. Ce délai peut varier fortement selon les départements et les périodes de l’année.