D'après Franceinfo - Politique, les prix des carburants flambent à nouveau à la pompe, avec un Sans-Plomb 95 à 2,12 euros en moyenne et un gasoil qui frôle les 2,30 euros. Cette situation a poussé certains à demander un plafonnement des prix, mais Bercy a fait savoir qu'il n'y aurait pas de plafonnement général, afin d'éviter le risque de pénurie.

Le député MoDem du Finistère, Erwan Balanant, estime que « il ne peut y avoir de 'quoiqu’il en coûte' sur le carburant aujourd'hui », tandis que le sénateur communiste Pierre Ouzoulias pense que « l'État peut intervenir pour limiter les superprofits des compagnies pétrolières ».

Ce qu'il faut retenir

  • Les prix des carburants sont en hausse, avec un Sans-Plomb 95 à 2,12 euros et un gasoil à 2,30 euros.
  • Bercy a renoncé à un plafonnement général des prix pour éviter une pénurie.
  • Le député Erwan Balanant estime que l'État ne peut pas plafonner les prix.
  • Le sénateur Pierre Ouzoulias pense que l'État peut intervenir pour limiter les superprofits des compagnies pétrolières.

Les positions des députés

Erwan Balanant a déclaré que « Michel-Édouard Leclerc pourrait faire comme Total, s'il le dit, qu'il le fasse lui-même, qu'il plafonne ses prix. C'est lui qui fixe ses prix ». Il a également souligné que « ce n'est pas à l'État de le faire » et que « il faut avoir des mesures de protection pour un certain nombre de métiers, pour un certain nombre de filières ».

Pierre Ouzoulias, quant à lui, a affirmé que « l'État peut intervenir pour limiter les superprofits des compagnies pétrolières », en citant le superprofit de Total, qui s'élève à 6 milliards de dollars sur le second semestre 2026. Il a également rappelé que les compagnies pétrolières « n'ont rien fait pour obtenir ce superprofit » et qu'elles « jouent simplement aujourd'hui sur le contexte de crise dans le détroit d'Ormuz ».

Les conséquences pour les Français

La situation actuelle a des conséquences directes pour les Français, qui voient leurs dépenses en carburant augmenter. Les agriculteurs et les pêcheurs sont particulièrement touchés, car ils ont besoin de carburant pour leur activité professionnelle. Erwan Balanant a souligné que « c'est difficile pour eux, évidemment », mais que « c'est peu, pas assez » en termes d'aides pour les gros rouleurs et certaines professions.

Pierre Ouzoulias a quant à lui déclaré que « les gens sont dans une situation de détresse telle qu'ils sont prêts aujourd'hui à tout faire » et que « on fait quoi ? On attend qu'il se passe la même chose comme en Saxe-Anhalt, c'est-à-dire que l'extrême droite devienne au pouvoir ? »

Et maintenant ?

La situation devrait continuer à évoluer dans les prochaines semaines, avec des discussions à venir au Parlement sur les mesures à prendre pour aider les Français touchés par la hausse des prix des carburants. Il est possible que des aides ciblées soient mises en place pour les agriculteurs et les pêcheurs, mais il est également probable que les compagnies pétrolières soient invitées à faire des efforts pour réduire leurs superprofits.

Il est également possible que le gouvernement soit amené à revoir sa position sur le plafonnement des prix, si la situation ne s'améliore pas dans les prochaines semaines. Pour l'instant, il est clair que les députés et les sénateurs sont divisés sur la question, et qu'il faudra trouver un consensus pour prendre des mesures efficaces.

En conclusion, la situation actuelle des prix des carburants en France est complexe et pose des défis pour les Français, les agriculteurs et les pêcheurs. Les députés et les sénateurs sont divisés sur la question du plafonnement des prix, mais il est clair que des mesures doivent être prises pour aider ceux qui sont touchés par la hausse des prix.