Le banquet annuel du Canon français, organisé à Caen le 18 avril 2026, est au cœur de vives polémiques depuis la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux. Selon Ouest France, ces images montrent des participants effectuant des saluts nazis et tenant des propos racistes, déclenchant une vague d’indignation.
Ce qu'il faut retenir
- Un banquet annuel organisé à Caen (Calvados) a été le théâtre d’incidents filmés et diffusés sur les réseaux sociaux
- Les vidéos montrent des participants faisant des saluts nazis et tenant des propos racistes
- Plusieurs signalements ont été déposés, dont celui du député du Calvados Arthur Delaporte auprès du procureur de la République
- Une eurodéputée, Emma Fourreau, avait précédemment alerté sur ces faits
- L’affaire soulève des questions sur la gestion des événements associatifs et leur contrôle
Les vidéos, désormais virales, ont été tournées lors de l’édition 2026 du banquet, un événement traditionnel attendu dans la région. D’après les images relayées par Ouest France, certains participants semblent avoir adopté des gestes et des discours explicitement liés à l’idéologie nazie. Ces scènes, filmées à l’intérieur même de l’événement, ont rapidement suscité une vague de réactions sur les réseaux sociaux, où des captures d’écran et des extraits ont été partagés massivement.
Face à l’ampleur des révélations, la classe politique locale et nationale a réagi. Après l’eurodéputée Emma Fourreau, qui avait déjà dénoncé ces agissements dans les jours précédents, c’est au tour du député du Calvados Arthur Delaporte de saisir la justice. Dans un communiqué, il a confirmé avoir adressé un signalement au procureur de la République de Caen, soulignant que ces actes « ne peuvent en aucun cas être tolérés dans une société démocratique ».
Le député a par ailleurs rappelé que les organisateurs de l’événement avaient été informés dès l’apparition des premières vidéos. Ouest France précise que ces derniers ont exprimé leur consternation et leur volonté de coopérer avec les autorités. Des investigations sont désormais en cours pour identifier les auteurs des gestes et propos incriminés, ainsi que d’éventuels complices.
Cette affaire intervient dans un contexte où les dérives lors d’événements festifs ou associatifs font régulièrement l’objet de critiques. Les autorités locales, contactées par Ouest France, n’ont pas encore réagi officiellement, mais la préfecture du Calvados a indiqué qu’elle suivait « de près » l’évolution de l’enquête judiciaire.
Reste à savoir si cette affaire conduira à une remise en question plus large des pratiques lors de certains rassemblements. Pour l’instant, les organisateurs du banquet n’ont pas communiqué sur d’éventuelles sanctions internes ou modifications de leur règlement. Les autorités judiciaires, elles, devront trancher dans les semaines à venir sur la suite à donner à ces signalements.
Les auteurs des saluts nazis et des propos racistes pourraient être poursuivis pour provocation à la haine raciale ou apologie de crimes contre l’humanité, selon l’article 24 de la loi sur la liberté de la presse. Ces infractions sont passibles de peines pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.