Le chef de file des députés de Droite républicaine à l’Assemblée nationale, Laurent Wauquiez, a appelé ce mercredi 1er juillet Bruno Retailleau à « savoir se retirer » si sa candidature à la présidentielle de 2027 ne décolle pas dans les sondages. Selon BFM - Politique, l’ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a mis en garde contre le risque d’un « candidat LR en dessous de 10 % » qui, en se maintenant, pourrait favoriser une qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour.
Dans un entretien accordé au Figaro, Laurent Wauquiez a souligné la nécessité, dès que possible, de privilégier la « logique du rassemblement ». Il a critiqué une approche qu’il qualifie d’« ultra-puriste » au sein de son parti, alors que l’automne approche et que les échéances électorales se précisent. Parallèlement, il a salué la figure d’Édouard Philippe comme celle pouvant « incarner l’ordre et le sérieux » nécessaires pour redresser le pays.
Ce qu'il faut retenir
- Laurent Wauquiez, chef de file des députés LR, a déclaré ce 1er juillet 2026 que Bruno Retailleau devait « savoir se retirer si nécessaire » si sa candidature ne décolle pas dans les sondages.
- Il craint qu’un candidat LR sous la barre des 10 % ne favorise la qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour de la présidentielle.
- Wauquiez prône un rassemblement « urgent » dès l’automne, critiquant une logique « ultra-puriste » au sein de son parti.
- Il présente Édouard Philippe comme une figure capable d’incarner « l’ordre et le sérieux » pour redresser la France.
- Bruno Retailleau est candidat à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2027.
Un appel à la responsabilité face aux sondages
Lors de cet entretien au Figaro, Laurent Wauquiez a rappelé que la situation actuelle exige une prise de conscience collective au sein des Républicains. Selon lui, « il faut, le plus tôt possible, savoir se retirer si c’est nécessaire ». Son propos s’inscrit dans un contexte où les sondages donnent régulièrement Bruno Retailleau en dessous de la barre symbolique des 10 % d’intentions de vote, loin derrière les principaux favoris.
L’ancien président de région a pointé du doigt le risque stratégique : « le risque d’avoir un candidat LR en dessous de 10 % qui se maintient dans la course est de favoriser la qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour ». Une perspective que Wauquiez juge incompatible avec les objectifs du parti, alors que la gauche radicale pourrait profiter d’une fragmentation des voix de droite.
La logique du rassemblement au cœur des débats internes
Wauquiez a également mis l’accent sur l’urgence, à partir de l’automne, d’adopter une « logique du rassemblement ». Il a critiqué ouvertement ce qu’il qualifie d’attitude « ultra-puriste » au sein de son camp, suggérant que cette rigidité pourrait nuire aux chances de victoire de la droite. Pour lui, l’heure n’est plus aux divisions, mais à la construction d’une union capable de rivaliser avec les autres forces politiques.
Cette position s’inscrit dans un contexte de tensions internes au parti, où plusieurs figures tentent de fédérer autour d’un projet commun tout en défendant leurs ambitions personnelles. La primaire de la droite, prévue avant la présidentielle de 2027, promet d’être serrée et pourrait être influencée par ces prises de position.
« À partir de l’automne, il sera urgent d’adopter la logique du rassemblement. Or, pour l’instant, je ne vois qu’une logique ultra-puriste. »
Édouard Philippe présenté comme une alternative crédible
En parallèle de ses critiques envers la stratégie actuelle, Wauquiez a tenu à souligner le rôle qu’Édouard Philippe pourrait jouer dans la campagne. Selon lui, l’ancien Premier ministre « peut incarner l’ordre et le sérieux permettant de redresser la France ». Une reconnaissance qui intervient alors que Philippe, bien que non candidat déclaré, reste une figure centrale de la droite modérée.
Cette ouverture envers Philippe s’inscrit dans une stratégie plus large visant à élargir l’assise électorale des Républicains. Alors que les débats internes s’intensifient, la question d’un rapprochement avec d’autres personnalités de la droite et du centre pourrait devenir centrale dans les mois à venir. Reste à savoir si cette main tendue sera entendue et si les autres figures du parti y répondront favorablement.
Laurent Wauquiez, dont l’influence au sein du parti reste forte, pourrait jouer un rôle clé dans ces négociations. Son appel au rassemblement pourrait ainsi préfigurer une recomposition des forces en présence, alors que la course à l’Élysée s’annonce particulièrement disputée.
Selon Wauquiez, un candidat LR en dessous de 10 % d’intentions de vote pourrait, en se maintenant, favoriser la qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour de la présidentielle, au détriment de la droite.
Wauquiez voit en Édouard Philippe une figure capable d’incarner « l’ordre et le sérieux » pour redresser la France, suggérant qu’il pourrait représenter une alternative crédible dans la course à la primaire.