Selon RMC Sport, le médecin argentin Mario Schiter a estimé lors du procès sur la mort de Diego Maradona que l’ancien footballeur argentin aurait pu être sauvé s’il avait reçu un traitement adapté dans les dernières heures de sa vie. Interrogé jeudi 14 mai 2026, ce spécialiste en médecine intensive a affirmé qu’un diurétique aurait permis d’éliminer l’excès de liquide accumulé dans son organisme, améliorant son état « en environ 48 heures ».
C’est dans ce contexte que sept professionnels de santé, dont un médecin, un psychiatre et un psychologue, sont jugés depuis un mois à San Isidro, en Argentine, pour « négligences ayant entraîné la mort » de Maradona. Le procès, qui doit s’achever en juillet 2026, pourrait aboutir à des peines pouvant aller jusqu’à 25 ans de prison pour les accusés. Diego Maradona est décédé le 25 novembre 2020, à l’âge de 60 ans, des suites d’un œdème pulmonaire et d’un arrêt cardiorespiratoire, alors qu’il était en convalescence dans une maison louée à Tigre, au nord de Buenos Aires.
Ce qu’il faut retenir
- Le Dr Mario Schiter, proche de Maradona et présent lors de son autopsie, affirme qu’un diurétique aurait pu améliorer son état en 48 heures.
- Maradona souffrait d’une insuffisance cardiaque congestive avec un excès de liquide dans plusieurs organes au moment de son décès.
- Sept professionnels de santé sont jugés pour négligences ayant entraîné sa mort, encourant jusqu’à 25 ans de prison.
- Le procès, marqué par des tensions, doit se poursuivre jusqu’en juillet 2026.
Un diagnostic qui aurait pu tout changer
Le Dr Mario Schiter, qui a soigné Maradona au début des années 2000, a livré un témoignage choc lors de l’audience du 14 mai 2026. Selon lui, l’administration d’un diurétique aurait permis d’évacuer l’eau accumulée dans les organes de l’ancien champion du monde. « En environ 48 heures, son état se serait nettement amélioré », a-t-il déclaré. « Je vois tous les jours des patients dans ce cas en soins intensifs. On leur administre des diurétiques pour réduire leur volume et, au bout de 12 heures, ils sont déjà rentrés chez eux. »
Les experts présents lors du procès ont confirmé que Maradona présentait un excès de liquide dans plusieurs organes au moment de son décès. « Il avait de l’eau partout », avait déjà décrit le Dr Carlos Casinelli, un autre médecin ayant participé à l’autopsie, lors d’une audience précédente. Selon lui, cette accumulation de liquide n’aurait pu se former « en moins d’une semaine ou dix jours », suggérant que son entourage médical aurait dû percevoir ce problème plus tôt.
Un passé médical déjà marqué par des alertes
Le Dr Schiter, qui a longtemps été un médecin de confiance pour Maradona, avait été consulté en 2020. À l’époque, il s’était prononcé contre une hospitalisation à domicile, une décision qui avait finalement été retenue pour la convalescence postopératoire du footballeur après une chirurgie au cerveau. C’est durant cette période de repos dans la résidence de Tigre, près de Buenos Aires, que Maradona a trouvé la mort dans la nuit du 24 au 25 novembre 2020.
Son décès, officiellement attribué à un œdème pulmonaire et à un arrêt cardiorespiratoire, a soulevé de nombreuses questions sur la qualité des soins prodigués. Les avocats de la défense et de l’accusation s’affrontent désormais pour déterminer si les négligences médicales ont joué un rôle dans sa mort. Les débats portent notamment sur le suivi postopératoire, les traitements administrés et la surveillance exercée par l’équipe médicale.
Un procès marqué par des tensions et des révélations
L’audience du 14 mai 2026 a été émaillée d’un incident marquant. Gianinna Maradona, la fille du footballeur, a quitté brusquement la salle du tribunal après qu’un accusé a projeté des images de l’autopsie sans l’avoir prévenue. « Fils de p… ! », a-t-elle crié avant de quitter la pièce, forçant l’interruption de l’audience. Cet épisode illustre la sensibilité du dossier, près de six ans après la disparition de l’icône du football argentin.
Parmi les autres révélations du procès, un psychologue a indiqué que Maradona souffrait de troubles bipolaires et d’un trouble narcissique, des éléments qui pourraient éclairer certaines décisions médicales prises à son égard. Ces informations, bien que personnelles, sont jugées pertinentes pour comprendre le contexte dans lequel les soins lui ont été prodigués.
Des questions sur la durée de l’agonie
Un autre médecin légiste a estimé lors du procès que Maradona aurait pu agoniser « environ 12 heures » avant son décès. Cette affirmation, si elle était confirmée, pourrait renforcer les accusations de négligence, certains proches estimant que les symptômes n’ont pas été pris au sérieux assez tôt. Cependant, ces déclarations restent sujettes à débat parmi les experts.
Le procès, qui se tient à raison de deux audiences par semaine, continue de révéler des détails troublants sur les derniers jours de la vie de Maradona. Chaque témoignage apporte son lot d’interrogations, alimentant les spéculations sur ce qui aurait pu être évité. Pour l’heure, aucune conclusion définitive n’a encore été rendue, mais les enjeux sont considérables pour les accusés comme pour la famille du défunt.
Alors que l’instruction touche à sa fin, une question persiste : dans quelle mesure les erreurs médicales ont-elles contribué à la mort de Diego Maradona ? Le verdict, attendu d’ici l’été 2026, pourrait apporter des réponses, même partielles, à ce mystère médical et humain.
Les sept professionnels de santé, dont un médecin, un psychiatre, un psychologue et plusieurs infirmiers, sont accusés de « négligences ayant entraîné la mort » de Diego Maradona. Selon l’acte d’accusation, leurs manquements auraient contribué à son décès survenu le 25 novembre 2020. Ils encourent des peines pouvant aller jusqu’à 25 ans de prison.