La grande distribution, représentée par les enseignes Carrefour, Auchan, Intermarché, Leclerc et Coopérative U, manifeste son opposition au projet de décret du gouvernement visant à encadrer les marges sur le carburant, selon BFM Business. Les principaux distributeurs ont exprimé leur ferme désaccord dans une lettre adressée au Premier ministre, soulignant l'injustice, l'inapplicabilité et l'illégalité du texte.

Ce qu'il faut retenir

  • Les distributeurs dénoncent le projet de décret encadrant les marges sur les carburants
  • Ils affirment que leurs marges sont de 1 à 2 centimes par litre, à peine suffisantes pour couvrir les coûts d'exploitation
  • Les distributeurs proposent la suspension temporaire de la collecte des Certificats d'économies d'énergie en alternative
  • Le gouvernement peine à obtenir des baisses de prix malgré la pression sur les distributeurs

Les arguments des distributeurs

Les distributeurs contestent vivement le projet de décret, arguant que leurs marges sur les carburants, limitées à 1 à 2 centimes par litre, ne permettent que de couvrir les frais de fonctionnement. Ils rejettent ainsi la responsabilité des marges brutes considérables captées par les raffineurs-distributeurs depuis le début du conflit en Iran, affirmant que le décret ne les affecte en rien.

Le contenu du projet de décret

Le projet de décret envisage d'éviter les opportunités de spéculation en fixant le prix de vente autorisé en fonction du prix de référence quotidien de l'essence ou du gazole calculé sur la moyenne lissée des 5 derniers jours sur le marché de Rotterdam. Les distributeurs soulèvent une problématique technique majeure concernant cette approche, craignant de devoir vendre à perte et considérant une atteinte à leur liberté d'entreprise.

Et maintenant ?

La décision d'encadrer les marges de distribution n'étant pas encore arrêtée, il reste à voir quelle sera la position finale du gouvernement suite aux oppositions des distributeurs.

En conclusion, la bataille entre les distributeurs et le gouvernement autour du plafonnement des marges sur les carburants se poursuit, laissant planer une incertitude sur les décisions à venir.