Selon Le Figaro, la chronique de Laurence de Charette publiée ce vendredi 19 juin 2026 revient sur l’affaire Lyhanna pour interroger la pertinence des solutions proposées par une partie du mouvement féministe et associatif face aux violences faites aux enfants. L’auteure s’interroge notamment sur l’efficacité des approches idéologiques, alors que des associations militantes réclament une loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles, inspirée du modèle espagnol.

Ce qu'il faut retenir

  • Une loi « intégrale » est réclamée par une coalition féministe et « enfantiste » depuis l’affaire Lyhanna, selon Le Figaro.
  • Cette proposition s’inspire d’une législation espagnole qui donne un rôle central aux associations dans la lutte contre les violences de genre.
  • Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a récemment émis des réserves sur cette approche, sans pour autant bloquer le processus.
  • Laurence de Charette critique une vision « néoféministe » qu’elle juge contre-productive pour la protection des mineurs.
  • Le débat soulève la question de l’équilibre entre lutte contre les violences et respect des droits fondamentaux.

Une loi « intégrale » : une réponse politique aux violences sexuelles

Dans sa chronique, Laurence de Charette rappelle que la mort tragique de Lyhanna, jeune fille victime de violences, a relancé le débat sur la protection de l’enfance en France. Une coalition composée d’associations, de syndicats et d’ONG exige désormais une loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles, un concept juridiquement flou mais politiquement percutant. Le Figaro souligne que cette appellation, bien que dépourvue de base légale précise, est conçue pour donner une légitimité immédiate à une réforme ambitieuse.

L’inspiration de ce texte viendrait directement d’Espagne, où une loi similaire a renforcé le pouvoir des associations féministes, les érigeant en interlocuteurs privilégiés des institutions. Ces dernières bénéficient désormais de financements publics accrus et d’une influence décisionnelle majeure dans la gestion des violences de genre. Pourtant, comme le note Laurence de Charette, cette approche soulève des questions sur son efficacité réelle et son impact sur la chaîne pénale.

Un modèle espagnol controversé

Selon Le Figaro, le système espagnol repose sur une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les associations, qui jouent un rôle clé dans la détection, l’accompagnement et même la prévention des violences. Cependant, cette organisation a aussi conduit à une augmentation significative des budgets alloués à ces structures, parfois au détriment d’autres dispositifs de protection de l’enfance. Laurence de Charette s’interroge ainsi : une telle concentration du pouvoir entre les mains d’acteurs militants sert-elle vraiment l’intérêt général, ou favorise-t-elle une vision idéologique au détriment d’une approche équilibrée ?

La semaine dernière, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a publiquement exprimé des doutes sur la pertinence de cette loi « intégrale ». Dans un contexte où les violences faites aux femmes et aux enfants restent un enjeu de société majeur, ses réserves pourraient freiner une adoption hâtive du texte. Le Figaro rappelle que le gouvernement doit désormais arbitrer entre les pressions associatives et les impératifs judiciaires.

Une critique de l’idéologie « néoféministe » dans la protection de l’enfance

La chronique de Laurence de Charette prend une tonalité polémique en dénonçant ce qu’elle qualifie d’« idéologie néoféministe » dans la gestion des violences sexistes et sexuelles. Pour l’auteure, cette vision, qui présente systématiquement les violences comme le produit d’un « patriarcat » et de rapports de domination, occulterait des solutions plus pragmatiques. Le Figaro précise que cette approche pourrait, selon elle, détourner l’attention des défaillances concrètes du système judiciaire et social.

Bref, Laurence de Charette plaide pour une protection de l’enfance moins politisée et plus efficace. Elle met en garde contre une instrumentalisation des drames comme celui de Lyhanna à des fins militantes, soulignant que l’urgence doit rester la lutte contre l’impunité et l’amélioration des dispositifs existants. Le Figaro note que cette tribune s’inscrit dans un débat plus large sur la place des associations dans les politiques publiques.

Et maintenant ?

Le projet de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles devrait être présenté dans les prochains mois au Parlement, si les travaux législatifs ne sont pas retardés. Les associations militantes, soutenues par une partie de la gauche, pourraient faire pression pour une adoption rapide. Cependant, les réserves exprimées par Gérald Darmanin et les interrogations sur l’efficacité du modèle espagnol laissent planer des incertitudes. Une commission d’experts pourrait être chargée d’évaluer l’impact d’une telle réforme avant son vote définitif.

Ce débat reflète les tensions persistantes entre une approche militante, souvent idéologique, et une gestion pragmatique des violences faites aux mineurs. Reste à savoir si les pouvoirs publics parviendront à concilier ces exigences avec les réalités du terrain.

Selon Le Figaro, une loi « intégrale » est une proposition législative présentée comme une réponse globale aux violences sexistes et sexuelles. Ce concept, juridiquement non encadré, vise à donner une légitimité politique immédiate au texte. Il s’inspire notamment du modèle espagnol, où les associations féministes jouent un rôle central dans la prévention et la gestion de ces violences.

Le Figaro souligne que le système espagnol a conduit à une augmentation des financements publics alloués aux associations militantes, parfois au détriment d’autres dispositifs de protection. Certains observateurs craignent que cette concentration du pouvoir entre les mains d’acteurs idéologiques ne s’accompagne d’une dérive dans l’application de la justice, au détriment d’une approche équilibrée et factuelle.