Alors que le Paris Saint-Germain (PSG) peaufinait sa préparation en vue de la finale de la Ligue des champions 2026, prévue face à Arsenal le 31 mai à Budapest, une scène inhabituelle a marqué un entraînement amical organisé ce samedi au Parc des Princes. Selon Le Figaro, le gardien russe Matveï Safonov et le défenseur ukrainien Ilya Zabarnyi ont refusé de se saluer avant de s’affronter lors de cette opposition interne au sein de l’effectif parisien.
Les deux joueurs, placés dans des équipes distinctes pour ce match amical, ont adopté une attitude distante dès le début de la rencontre. À l’image diffusée par le club, on distingue clairement Zabarnyi baisser la main lorsque Safonov s’est approché pour échanger une poignée de main traditionnelle avant le coup d’envoi. Une scène d’autant plus notable qu’elle survient dans un contexte où les deux nations, la Russie et l’Ukraine, sont engagées depuis plus de deux ans dans un conflit armé dont les répercussions dépassent largement le cadre sportif.
Ce qu'il faut retenir
- Deux internationaux en tension : Safonov (Russie) et Zabarnyi (Ukraine) n’ont pas échangé de poignée de main avant un match amical au Parc des Princes, samedi 23 mai 2026.
- Contexte géopolitique : Leurs pays respectifs sont en guerre depuis février 2022, un conflit qui dépasse le cadre sportif.
- Déclaration de Zabarnyi : Le défenseur ukrainien avait déjà indiqué à son arrivée au PSG, à l’été 2025, ne pas entretenir de relations avec les Russes, tout en respectant les obligations professionnelles.
- 13 matchs joués ensemble : Depuis le début de la saison, Safonov et Zabarnyi ont participé à 13 rencontres officielles avec le PSG. Leur 14e pourrait avoir lieu lors de la finale de Ligue des champions.
- Un club sous haute tension : Le PSG doit gérer cette situation alors qu’il s’apprête à vivre son rendez-vous le plus important de la saison.
Un match amical sous tension géopolitique
Ce samedi après-midi, le PSG a organisé un match amical interne pour préparer au mieux la finale de Ligue des champions. Deux équipes composées de joueurs de l’effectif ont été formées, et Safonov comme Zabarnyi se sont retrouvés dans des camps opposés. Si la plupart des joueurs ont respecté la tradition du serrage de main avant le coup d’envoi, les deux internationaux ont fait exception. Zabarnyi a visibly baissé la main à l’approche de Safonov, qui, de son côté, a maintenu une attitude neutre.
Cette scène, bien que symbolique, reflète les tensions persistantes entre les deux hommes, liées à leur nationalité respective. Le conflit en Ukraine, déclenché par l’invasion russe en février 2022, continue de peser sur les relations entre les deux pays et, par ricochet, sur certains acteurs du football mondial. Le PSG, club multiculturel et international, se retrouve ainsi au cœur d’une situation délicate à quelques jours d’un match historique.
Les déclarations de Zabarnyi en 2025, un préalable à cette tension
Dès son arrivée au PSG à l’été 2025, Ilya Zabarnyi avait clairement affiché sa position vis-à-vis de Matveï Safonov. Dans une déclaration rapportée par Le Figaro, le défenseur ukrainien avait indiqué : « Je dois interagir avec lui à un niveau professionnel à l’entraînement et je remplirai mes obligations envers le club. Mais je n’entretiens aucune relation avec les Russes. » Une prise de position sans équivoque, qui préfigurait cette scène lors de l’entraînement de samedi.
Depuis cette arrivée, les deux joueurs ont malgré tout évolué ensemble sous le maillot parisien. Selon les données compilées par la rédaction du Figaro, ils ont participé à 13 matchs officiels ensemble cette saison, que ce soit en Ligue 1, en Coupe de France ou en Ligue des champions. Leur prochaine association pourrait avoir lieu dès le 31 mai, lors de la finale européenne face à Arsenal, si Safonov est aligné par Luis Enrique.
Un PSG tiraillé entre sport et géopolitique
Le club parisien se retrouve ainsi dans une position complexe. D’un côté, il doit préserver l’unité de son vestiaire et la performance sportive, de l’autre, il ne peut ignorer les tensions individuelles liées à un conflit international. Luis Enrique, l’entraîneur du PSG, a pour mission de gérer cette diversité de profils et de sensibilités au sein de son groupe, alors que la pression est maximale en vue d’une finale de Ligue des champions.
Cette situation n’est pas isolée dans le football européen. Plusieurs clubs ont été confrontés à des tensions similaires depuis le début de la guerre en Ukraine, notamment lors de derbys ou de matchs impliquant des joueurs de nationalités opposées. Le PSG, en tant que club phare du continent, se retrouve en première ligne pour incarner cette complexité, entre performance sportive et réalité géopolitique.
Un enjeu plus large pour le football européen
Cette affaire rappelle que le football, malgré son universalité affichée, n’est pas à l’abri des tensions géopolitiques. Les clubs, en tant qu’acteurs majeurs du sport mondial, sont parfois confrontés à des situations où le sport doit cohabiter avec des réalités politiques complexes. Le PSG, en tant que club emblématique, incarne cette dualité : d’un côté, il doit performer sur les terrains, de l’autre, il ne peut ignorer les sensibilités individuelles de ses joueurs.
Cette scène entre Safonov et Zabarnyi pourrait aussi servir de rappel aux instances du football européen. Alors que les compétitions internationales se multiplient et que les transferts de joueurs issus de pays en conflit s’intensifient, la question de la gestion des tensions individuelles au sein des clubs prend une importance croissante. Comment concilier sport, performance et respect des sensibilités personnelles ? La réponse ne relève pas uniquement des entraîneurs ou des dirigeants, mais aussi d’une réflexion plus large au sein des fédérations et des ligues.
Pour l’heure, le PSG se concentre sur sa préparation à la finale. Mais une question se pose : cette tension entre deux de ses joueurs servira-t-elle d’électrochoc pour un club habitué aux projecteurs, ou deviendra-t-elle un symbole des limites du football face aux réalités géopolitiques ?
Non. Selon les informations disponibles, les deux joueurs n’ont jamais eu de conflit ouvert au sein du club. Leur tension est avant tout liée à leur nationalité respective et au conflit en Ukraine. Zabarnyi a toujours indiqué respecter ses obligations professionnelles envers Safonov, tout en maintenant une distance personnelle.
Rien ne permet de l’affirmer à ce stade. Le club parisien a l’habitude de gérer des vestiaires multiculturels et des sensibilités variées. La performance dépendra avant tout de la préparation tactique et physique, ainsi que de la capacité des joueurs à se concentrer sur l’essentiel : remporter le match. Luis Enrique et son staff devront veiller à ce que cette tension n’affecte pas l’unité du groupe.