Le bilan de l’attaque menée samedi 23 mai 2026 par des drones contre un lycée ukrainien situé en zone occupée s’est alourdi, portant désormais à au moins dix-huit le nombre de lycéens tués. Selon Ouest France, cette nouvelle journée de conflit en Ukraine a également été marquée par le bombardement d’une usine chimique, tandis que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a évoqué la possibilité d’une frappe russe d’envergure dans les prochaines vingt-quatre heures. Un contexte particulièrement tendu, alors que les hostilités persistent sur le front.

Ce qu'il faut retenir

  • Dix-huit lycéens tués lors d’une attaque de drones sur un lycée en zone occupée, un bilan qui s’aggrave au fil des heures.
  • Volodymyr Zelensky craint une frappe russe majeure dans les vingt-quatre heures à venir.
  • Une usine chimique bombardée lors de cette journée, sans précision sur les conséquences humaines ou environnementales.
  • Cette attaque survient dans un contexte de conflit persistant depuis plus de deux ans en Ukraine.

Un lycée en zone occupée ciblé par des drones

L’établissement scolaire visé samedi 23 mai se situe dans une zone contrôlée par les forces russes, où les infrastructures éducatives sont régulièrement prises pour cibles. Selon Ouest France, l’attaque de drones a provoqué un effondrement partiel du bâtiment, piégeant des élèves et du personnel sous les décombres. Les secours, déjà fortement sollicités par les combats, ont mis plusieurs heures à dégager les victimes. Dix-huit corps ont été retrouvés, mais les autorités locales n’excluent pas une hausse du bilan humain dans les prochaines heures.

Les images relayées par les médias locaux montrent des scènes de désolation, avec des familles en larmes devant l’entrée du lycée. Aucune revendication n’a été formulée pour l’instant, mais les autorités ukrainiennes attribuent cette attaque aux forces russes, conformément à leur stratégie de pression sur les zones occupées.

Volodymyr Zelensky alerte sur le risque d’une frappe d’ampleur

Dans un discours diffusé samedi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a mis en garde contre une « possible frappe massive » de la part de Moscou dans les prochaines vingt-quatre heures. « Nous suivons de près les mouvements des troupes russes », a-t-il déclaré, ajoutant que « toute attaque d’envergure aurait des conséquences dévastatrices pour la population civile ».

Zelensky a rappelé que l’Ukraine maintenait une veille constante, notamment grâce à ses services de renseignement, mais a appelé la communauté internationale à « renforcer les mesures de dissuasion » pour éviter une escalade. La Russie n’a pas réagi officiellement à ces déclarations, mais Moscou a systématiquement nié cibler les infrastructures civiles, attribuant les dégâts à des « opérations de contre-batterie ».

Une usine chimique bombardée dans la région de Donetsk

Parallèlement à l’attaque sur le lycée, une usine chimique située dans la région de Donetsk a été touchée par des tirs d’artillerie, selon les autorités ukrainiennes. Les premières informations font état de déversements de produits toxiques, mais aucune victime n’a été signalée dans l’immédiat. Les experts s’inquiètent cependant des risques de pollution durable pour les sols et les nappes phréatiques, alors que la région compte de nombreuses zones habitées.

Les autorités locales ont ordonné une évacuation partielle des riverains, tandis que les équipes de décontamination se sont déployées sur place. Ouest France souligne que cette attaque s’inscrit dans une série de frappes visant les infrastructures critiques, une tactique déjà observée lors des premiers mois du conflit.

Et maintenant ?

Les prochaines heures seront décisives pour évaluer l’ampleur des dégâts humains et matériels causés par ces attaques. Si le bilan de l’usine chimique se confirme, les autorités ukrainiennes pourraient solliciter une aide internationale pour gérer la crise environnementale. Quant à la menace évoquée par Zelensky, elle laisse présager une intensification des frappes russes, avec un risque accru pour les populations civiles. La communauté internationale, déjà mobilisée pour soutenir Kiev, pourrait être appelée à réagir dans les jours à venir.

Cette nouvelle journée de conflit rappelle que, deux ans après le début de l’invasion, l’Ukraine reste sous une pression constante, tant militaire que civile. Les prochaines échéances, comme la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU prévue mardi 26 mai, pourraient jouer un rôle clé dans l’évolution de la situation.