Le Festival de Cannes 2026 continue de faire trembler les gradins de la Croisette, mais cette fois-ci, ce n'est pas seulement le cinéma qui fait l'actualité. En effet, deux films historiques, Notre Salut et La bataille de Gaulle, plongent les spectateurs dans la Seconde Guerre mondiale, un sujet qui semble avoir inspiré plusieurs réalisateurs cette année.

Selon Le Figaro, l'ombre de la Seconde Guerre mondiale plane sur la Croisette à travers deux films historiques, Notre Salut et La bataille de Gaulle, explorant des bords opposés. C'est ainsi que le réalisateur danois Nicolas Winding Refn a présenté son thriller horrifique, Her Private Hell, qui a réuni une brochette de jeunes pousses qui comptent à Hollywood : Diego Calva, Charles Melton, Havana Rose Liu. L'intrigue de ce voyage au bout de la nuit - l'émergence d'une étrange brume qui libère une présence mortelle insaisissable dans une métropole futuriste - a éprouvé les nerfs de nombre de festivaliers, qui ont quitté la salle avant la fin.

Et c'est tout l'opposé de la conférence de presse de Fjord, le film acclamé du réalisateur roumain Cristian Mungiu, qui a été dominée par le souvenir de la Seconde Guerre mondiale. Lors de cette conférence, Sebastian Stan, star de The Avengers, a accepté une question politique sur Donald Trump, avec lequel il a campé plus jeune dans The Apprentice. Le milliardaire avait tenté d'entraver la sortie du biopic irrévérencieux, présenté à Cannes en 2024.

Le comédien Swann Arlaud, qui fait partie des signataires de la pétition anti-Bolloré et qui est donc visé par le boycott annoncé par le président du directoire de Canal + Maxime Sadaa, sera sous le feu des projecteurs à 15 heures avec le film historique en lice pour la palme d'or, Notre salut, d'Emmanuel Marre. Soit le destin d'un petit fonctionnaire qui tente de se faire une place dans les rouages du régime de Vichy. Le personnage incarné par Arlaud, bien que fictif, s'inspire de l'arrière-grand-père du cinéaste.

La Seconde Guerre mondiale est un des thèmes récurrents de cette 79e édition entre Moulin, La bataille de Gaulle et La Troisième nuit de Daniel Auteuil. Les Américains ont été rares sur la Croisette. Après Paper Tiger de James Gray, c'est un autre pilier du cinéma indépendant américain qui prétend à la palme d'or, Ira Sachs. Avec The Man I Love, le réalisateur plonge Rami Malek dans le New York de la fin des années 1980. Le comédien, oscarisé pour son rôle de Freddie Mercury dans Bohemian Rhapsody, campe un metteur en scène de renom, atteint du sida, et qui vit ses derniers instants.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Festival de Cannes 2026 continue de faire trembler les gradins de la Croisette.
  • Deux films historiques, Notre Salut et La bataille de Gaulle, plongent les spectateurs dans la Seconde Guerre mondiale.
  • Le réalisateur danois Nicolas Winding Refn a présenté son thriller horrifique, Her Private Hell.
  • Sebastian Stan, star de The Avengers, a accepté une question politique sur Donald Trump.

Le réalisateur Antonin Baudry dévoilera, à 18 h 45, le premier des deux volets de son ambitieux portrait dans la section Cannes Première. L'âge de fer couvre les premiers pas du Général de Gaulle à Londres et les débuts de la résistance en juin 1940. « La France s'effondre et signe l'armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s'échappe vers Londres pour sauver ce qu'il reste d'un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir »

Andreï Zviaguintsev est chaque fois venu à Cannes et souvent reparti avec un prix. Après Le Bannissement, Elena, Léviathan et Faute d'amour, le cinéaste russe exilé en France impressionne avec Minotaure, adaptation libre de La Femme infidèle de Claude Chabrol, transposé en Russie dans les premiers mois de l'invasion de l'Ukraine. Il propose à la fois le portrait d'un couple en crise et d'un pays en guerre.

Et maintenant ?

Pour l'instant, il est difficile de prédire le gagnant de la palme d'or, mais les réalisateurs qui ont présenté leur film sont tous confiants dans leur travail.

Le Festival de Cannes 2026 continue de faire vivre les gradins de la Croisette, mais cela reste à voir comment les spectateurs réagiront à ces films historiques qui plongent dans la Seconde Guerre mondiale. C'est certainement l'un des moments les plus critiques de l'édition, mais il est trop tôt pour en juger.