Lors d’un meeting organisé ce samedi 13 juin 2026 aux Docks d’Aubervilliers, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann a rappelé avec force que la guerre en Ukraine n’était que « la partie émergée de l’iceberg ». Selon BFM - Politique, il a insisté sur le fait que les véritables cibles des menaces et des violences se trouvaient désormais en Europe, et plus particulièrement en France. Ce déplacement, qui s’inscrit dans le cadre d’une tournée politique, a également été marqué par des prises de parole autour de l’affaire Lyhanna, dont la mort a relancé le débat sur les violences sexistes et sexuelles.
Ce qu'il faut retenir
- Raphaël Glucksmann a organisé un meeting ce samedi 13 juin 2026 aux Docks d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis.
- Il a déclaré que « l’Ukraine n’est qu’une étape, nous sommes les véritables cibles », évoquant une menace plus large en Europe.
- Lors de son intervention, il a évoqué la mort de Lyhanna comme « la conséquence d’une faillite collective ».
- L’affaire Lyhanna, dont les obsèques ont eu lieu le 12 juin à Fleurance (Gers), reste au cœur des débats politiques.
- Un député de la majorité a proposé la création d’un fichier national des agresseurs sexuels, une mesure déjà évoquée dans le cadre de la loi contre les violences sexistes et sexuelles.
- Le sommet du G7, qui se tient à Évian-les-Bains, mobilise plus de 10 000 policiers pour assurer la sécurité.
Un meeting sous le signe de l’engagement et des polémiques
Le rassemblement de Raphaël Glucksmann aux Docks d’Aubervilliers s’est tenu dans un contexte politique tendu. Selon BFM - Politique, l’eurodéputé a multiplié les références à l’Ukraine, pays qu’il présente comme le premier front d’une guerre plus large contre les valeurs démocratiques. « La résistance ukrainienne nous protège tous, mais notre combat ne fait que commencer », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que la France devait désormais se préparer à affronter des menaces intérieures bien plus proches. « Nous sommes les cibles, et il est temps de le reconnaître », a-t-il souligné.
Ce discours s’est doublé d’une intervention sur l’affaire Lyhanna, jeune fille de 12 ans dont la mort a provoqué une onde de choc dans le pays. Glucksmann n’a pas hésité à qualifier sa disparition de « faillite collective », pointant du doigt l’incapacité des institutions à protéger les mineurs des violences sexistes et sexuelles. « Chaque jour sans action est un jour de plus où nous échouons », a-t-il lancé, appelant à une mobilisation politique urgente.
L’affaire Lyhanna : un drame qui relance le débat sur les violences sexuelles
Le cas de Lyhanna, dont les obsèques ont eu lieu la veille à Fleurance (Gers), reste au cœur de l’actualité. Selon BFM - Politique, la pression politique autour de ce dossier ne faiblit pas, notamment après les déclarations de Glucksmann. Un député de la majorité, comme l’a révélé la chaîne d’information, a proposé la création d’un fichier national des agresseurs sexuels, une mesure déjà évoquée dans le cadre de la loi contre les violences sexistes et sexuelles. « Une solution est sur la table depuis six mois », a rappelé Glucksmann, soulignant que le texte devait être adopté sans délai supplémentaire.
Cette proposition s’inscrit dans un contexte législatif déjà chargé. Plusieurs candidats à la présidentielle de 2027 ont en effet multiplié les annonces sur le sujet, tandis que le gouvernement planche sur un projet de loi visant à renforcer la protection des mineurs. « La mort de Lyhanna doit servir de leçon », a insisté Glucksmann, avant de rappeler que 60 % des violences sexuelles envers les mineurs étaient commises par des proches de la victime.
G7 à Évian-les-Bains : une sécurité renforcée pour un sommet sous haute tension
À quelques kilomètres du meeting de Glucksmann, le sommet du G7 qui se tient depuis jeudi à Évian-les-Bains mobilise plus de 10 000 policiers, selon les chiffres communiqués par les autorités. La ville, placée sous cloche sécuritaire, accueille les dirigeants des sept grandes puissances économiques pour discuter des enjeux géopolitiques actuels, dont la guerre en Ukraine et la montée des violences en Europe. « Ce sommet est un symbole de l’unité face aux menaces », a commenté un responsable gouvernemental.
Dans le même temps, les débats autour des violences sexistes et sexuelles se poursuivent, avec une attention particulière portée sur les mesures préventives. Plusieurs associations appellent à une réforme en profondeur du système judiciaire, jugé trop lent et inefficace face à la recrudescence des agressions. « Nous avons les outils, il nous manque la volonté politique », a déploré une militante présente lors du meeting de Glucksmann.
Une chose est sûre : le débat sur la protection des mineurs et la lutte contre les violences sexistes ne faiblira pas, porté par des figures politiques comme Glucksmann et relayé par une opinion publique de plus en plus exigeante. Le prochain rendez-vous électoral, la présidentielle de 2027, pourrait bien être l’occasion de trancher.
Il s’agit d’un fichier national des agresseurs sexuels, proposé par un député Les Républicains. Ce dispositif vise à recenser les personnes condamnées pour agressions sexuelles afin de mieux prévenir les récidives et protéger les potentiels victimes. Le texte est actuellement en discussion au Parlement.