En République démocratique du Congo (RDC), la Conférence épiscopale nationale (Cenco) organise, du 18 au 20 juin 2026, une assemblée plénière extraordinaire dédiée à la question sensible du changement de la Constitution. Trois jours de travaux sont ainsi prévus pour permettre à l’Église catholique congolaise de dégager une position commune sur un sujet qui divise profondément la société. Selon RFI, cette initiative s’inscrit dans un contexte où le débat constitutionnel agite le pays depuis plusieurs mois.
Ce qu'il faut retenir
- La Cenco tient une assemblée plénière extraordinaire du 18 au 20 juin 2026 pour discuter du changement de Constitution en RDC
- L’objectif affiché est de trouver une position commune parmi les membres de l’Église catholique
- Une table ronde a été organisée sur trois jours, incluant des auditions des deux camps en présence
- Le premier jour, jeudi 18 juin, a été marqué par l’écoute des arguments des partisans et des opposants à la révision constitutionnelle
L’initiative de la Cenco intervient alors que le débat sur une éventuelle modification de la Constitution congolaise s’intensifie. Jeudi 18 juin, lors du premier jour des travaux, les évêques et autres participants ont entendu les arguments des deux camps en présence. Cette démarche reflète la volonté de l’Église de jouer un rôle de médiateur dans un dossier hautement politique et controversé. La Cenco, qui rassemble les évêques du pays, entend ainsi apporter une voix unifiée face à des enjeux qui opposent notamment le gouvernement et l’opposition.
Cette assemblée plénière s’inscrit dans une tradition de dialogue social et politique que l’Église catholique congolaise a souvent incarnée par le passé. En 2016, par exemple, la Cenco avait joué un rôle central dans la médiation de la crise post-électorale, contribuant à éviter une escalade de la violence. RFI souligne que cette nouvelle initiative pourrait s’avérer tout aussi déterminante, dans un contexte où les tensions autour du pouvoir politique restent vives. Les travaux de ces trois jours devraient permettre d’éclairer les positions de l’Église sur une question qui touche aux fondements mêmes de la gouvernance en RDC.
Les discussions en cours s’articulent autour de plusieurs points clés. D’un côté, les partisans d’une révision constitutionnelle estiment nécessaire de moderniser les institutions pour répondre aux défis actuels du pays. De l’autre, les opposants, dont certains partis politiques et la société civile, craignent que ces changements ne servent qu’à prolonger le mandat du président en place ou à affaiblir les contre-pouvoirs. Jeudi 18 juin, les débats ont donc été marqués par la confrontation de ces deux visions, avec des interventions qui ont permis de mettre en lumière les arguments de chaque camp.
Quoi qu’il en soit, cette initiative de la Cenco montre que l’Église catholique entend rester un acteur central dans le paysage politique congolais. En réunissant les différents acteurs pour des échanges structurés, elle cherche à éviter une polarisation excessive et à promouvoir une solution négociée. Les trois jours de travaux qui s’achèvent ce samedi devraient donc livrer des éléments précieux pour comprendre l’évolution du débat constitutionnel en RDC.