Selon Top Santé, le fait de regretter ou de penser régulièrement à son ex en couple pourrait bien cacher un signe avant-coureur plus sérieux qu’il n’y paraît. Cette réflexion, souvent minimisée par les partenaires, pourrait en réalité révéler des tensions sous-jacentes dans la relation actuelle. Mais à quel moment ce souvenir bascule-t-il du statut de simple nostalgie à celui de signal d’alarme pour l’avenir amoureux ?

Ce qu'il faut retenir

  • Les regrets persistants envers un ex peuvent indiquer un mal-être dans la relation actuelle, selon Top Santé.
  • La science s’intéresse à ce phénomène, qui n’est pas toujours anodin et pourrait révéler des déséquilibres émotionnels.
  • Une frontière floue existe entre nostalgie et signal d’alerte, mais certains signes doivent alerter.
  • Les experts soulignent que cette tendance peut impacter la qualité de la relation actuelle si elle n’est pas prise en compte.

Une nostalgie qui dépasse le cadre de l’anodin

Le fait de songer à un ancien partenaire en étant engagé dans une nouvelle relation n’est pas rare. Pourtant, Top Santé rappelle que cette pratique, lorsqu’elle devient récurrente, peut cacher une forme de non-acceptation du présent. « Ce n’est pas un phénomène isolé, mais il mérite d’être examiné », a expliqué un psychologue cité par la revue. Autant dire que cette nostalgie, si elle est trop intense, pourrait indiquer que la personne n’a pas encore tourné la page sur une relation passée.

Les spécialistes distinguent deux types de regrets : ceux liés à des souvenirs positifs et ceux qui s’accompagnent d’un sentiment de manque persistant. Dans le premier cas, il s’agit souvent d’une simple comparaison entre deux périodes de vie. Dans le second, le risque est plus grand, car il peut révéler un attachement émotionnel non résolu à l’ex-partenaire.

Quand la science s’empare du sujet

La psychologie et les neurosciences se penchent sur ce phénomène depuis plusieurs années. Top Santé rapporte que des études ont montré que les regrets amoureux peuvent activer les mêmes zones cérébrales que celles liées à la dépendance affective. « Ces comparaisons répétées peuvent créer un biais cognitif, où l’ex est idéalisé tandis que la relation actuelle est perçue sous un jour plus négatif », a précisé un chercheur en psychologie sociale. Bref, plus les souvenirs de l’ex sont idéalisés, plus le présent peut sembler décevant.

Une enquête menée auprès de 1 200 personnes en 2025 a révélé que 34 % des participants avouaient regretter au moins un aspect de leur précédente relation. Parmi eux, 18 % reconnaissaient que ces regrets influençaient parfois leurs décisions au sein de leur couple actuel. Ces chiffres, bien que partiels, illustrent l’ampleur du phénomène.

Les signes qui doivent alerter

Top Santé liste plusieurs indicateurs permettant de distinguer une nostalgie passagère d’un signal d’alerte. Le premier est la fréquence des pensées dirigées vers l’ex : si elles reviennent plusieurs fois par semaine, voire quotidiennement, cela peut révéler un attachement non résolu. Un autre signe est la comparaison systématique entre l’ex et le partenaire actuel, surtout si elle est défavorable à ce dernier. Enfin, si ces regrets s’accompagnent d’un manque de motivation ou d’un sentiment de frustration permanent, il est temps de s’interroger.

Les experts insistent sur l’importance de la communication dans le couple. Plutôt que de garder ces pensées pour soi, en parler avec son partenaire pourrait éviter des malentendus ou des blessures inutiles. « Le silence aggrave souvent les choses, car il laisse place à l’imagination et aux interprétations », a souligné une thérapeute conjugale.

Et maintenant ?

Pour les personnes concernées par ce phénomène, plusieurs pistes pourraient être envisagées. Une thérapie individuelle ou de couple pourrait aider à clarifier ces sentiments et à tourner la page sur le passé. Par ailleurs, des ateliers sur la gestion des émotions ou la pleine conscience pourraient être utiles, notamment pour ceux qui ont du mal à lâcher prise. Reste à voir si ces solutions seront davantage adoptées dans les années à venir, alors que la pression sociale autour des relations amoureuses ne cesse de croître.

Au-delà de l’aspect individuel, cette question soulève un enjeu plus large : celui de l’équilibre entre passé et présent dans les relations contemporaines. Avec l’allongement de la durée des relations et la multiplication des expériences amoureuses, les défis liés à la gestion des souvenirs et des regrets pourraient bien devenir un sujet central dans les années à venir.

Selon Top Santé, trois critères principaux permettent de faire la différence : la fréquence des pensées dirigées vers l’ex (plusieurs fois par semaine est un signe), l’impact sur votre relation actuelle (frustration, comparaison systématique) et votre capacité à vous projeter avec votre partenaire. Si ces éléments sont présents, il pourrait être utile d’en parler à un professionnel.