Près de plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées, samedi 23 mai 2026, dans les rues de Belgrade pour réclamer l’organisation de nouvelles élections en Serbie. Ce rassemblement, l’un des plus importants depuis des mois, s’inscrit dans le cadre du mouvement anticorruption né à la suite de l’effondrement mortel de la gare de Novi Sad à la fin de l’année 2024, comme le rapporte RFI.
Ce qu'il faut retenir
- Un rassemblement de plusieurs dizaines de milliers de manifestants a eu lieu à Belgrade ce samedi 23 mai 2026.
- Les participants ont exigé l’organisation de nouvelles élections en Serbie.
- Ce mouvement anticorruption est né après l’effondrement mortel de la gare de Novi Sad fin 2024.
- Ce rassemblement est considéré comme l’un des plus importants depuis des mois dans le pays.
Selon les organisateurs, la mobilisation a atteint une ampleur inédite depuis plusieurs mois, démontrant la persistance de la colère de la population face à la gestion politique du pays. Les manifestants ont brandi des banderoles et des pancartes dénonçant la corruption endémique et réclamant une refonte complète du système électoral. Certains ont scandé des slogans comme « Plus de mensonges, plus de corruption ! » ou « Démission du gouvernement ! », indiquent des témoins sur place.
Ce mouvement, qui s’est structuré progressivement après la tragédie de Novi Sad, s’est donné pour objectif de lutter contre les pratiques corruptives au sein des institutions serbes. L’effondrement de la gare, qui avait causé la mort de 23 personnes et fait plus de 50 blessés, avait révélé des dysfonctionnements majeurs dans la gestion des infrastructures publiques. Depuis, les associations de la société civile et les citoyens dénoncent un système politique opaque et des liens troubles entre les élites dirigeantes et les milieux économiques, selon des rapports publiés par des organisations locales et internationales.
« Ce rassemblement montre que la population ne se résigne pas et exige des comptes. Nous voulons des élections libres et transparentes, sans ingérence des partis au pouvoir. »
— Un manifestant présent sur place, cité par RFI
Les autorités serbes n’ont pas encore réagi publiquement à cette mobilisation. Pourtant, les revendications des manifestants s’inscrivent dans un contexte politique déjà tendu. Depuis plusieurs années, l’opposition accuse le gouvernement de pratiquer une politique de verrouillage des institutions et de restreindre les libertés fondamentales. Des observateurs internationaux, dont des représentants de l’Union européenne, avaient déjà exprimé leur inquiétude quant au respect des règles démocratiques en Serbie.
Sur le plan international, la Serbie reste sous surveillance étroite, notamment en raison de son rapprochement progressif avec des partenaires comme la Russie et la Chine, au détriment de son alignement historique avec l’Union européenne. La question de la transparence politique et de la lutte anticorruption pourrait donc devenir un enjeu central dans les relations entre Belgrade et Bruxelles dans les mois à venir.
Les manifestants réclament principalement l’organisation de nouvelles élections, dénonçant un système politique corrompu et non représentatif. Ils exigent également une refonte des institutions pour garantir plus de transparence et la fin des pratiques corruptives au sommet de l’État.