Le Conseil constitutionnel a récemment validé le budget de l’Etat 2026, intégrant des changements majeurs concernant le Compte Personnel de Formation (CPF). Désormais, les salariés en poste ne pourront plus utiliser leur CPF pour financer leur permis de conduire, sauf s'ils bénéficient d'un abondement, et des plafonds ont été imposés aux formations de langue.

Une réforme contestée

Ces mesures, vivement contestées par les partis d'opposition et les organismes de formation professionnelle, s'inscrivent dans une réforme globale du CPF visant à réduire les coûts. Les décrets d'application de ces changements sont attendus dans les semaines à venir.

Des conséquences financières importantes

Le CPF, utilisé par 1,4 million de personnes en 2024, génère un déficit public car les cotisations versées par les employeurs ne suffisent pas à couvrir les coûts des formations. Ainsi, l'Etat doit compléter les fonds via France Compétences. Selon Bertrand Martinot de l'Institut Montaigne, cette insuffisance de financement était connue dès le lancement du dispositif.

Impact sur les formations linguistiques

Les restrictions touchent particulièrement les formations transversales telles que les langues étrangères. Le montant mobilisable pour ces formations à partir du CPF est désormais plafonné à 1 500 euros, même si le bénéficiaire dispose de plus sur son compte. Cela inquiète Cécile Bertrand, fondatrice de l'organisme Mundi Linguae, car ces formations demandent du temps et de la régularité, nécessitant un coût plus élevé.

Des conséquences sur la motivation des apprenants

Avec ce plafonnement, de nombreux apprenants pourraient ne pas avoir suffisamment d'heures pour progresser, notamment à l'oral. Cette situation risque de les démotiver, tout comme les formateurs, souligne Cécile Bertrand.

Perspectives

Ces restrictions budgétaires sur le CPF pourraient avoir un impact significatif sur l'accès à la formation professionnelle, en particulier pour les compétences transversales. Il est essentiel de surveiller de près l'évolution de ces mesures et leur impact sur l'employabilité des travailleurs en France.