Selon Le Figaro, la Royal Navy britannique a utilisé des drones de surveillance qui ont transmis des données à la Chine, révèle The Telegraph dans son édition du 9 août. Les caméras de ces drones, qui équipent les drones de surveillance K3 Scout, comportaient des «composants fabriqués en Chine qui transmettaient des informations à un appareil situé dans ce pays».
Ces drones ont été fabriqués par Kraken Technology Group, un sous-traitant britannique connu dans le secteur de la défense. L’entreprise s’était procuré les caméras «auprès d’un fabricant tiers ayant fourni des garanties quant à leur sécurité». Les K3 sont à destination de la flotille de surface britannique, des appareils utilisés par l’escadron des forces côtières et le 47e Commando des Royal Marines.
Ce qu'il faut retenir
- Les drones de surveillance K3 Scout de la Royal Navy britannique ont transmis des données à la Chine.
- Les caméras de ces drones contenaient des composants fabriqués en Chine.
- Les données transmises incluaient la localisation géographique et le bon fonctionnement des drones.
Contexte et implications
La découverte de cette faille de sécurité a conduit le ministère britannique de la Défense à désactiver toute connexion à Internet des caméras. Selon The Telegraph, l’examen des drones a conclu que les caméras ont transmis des données confirmant leur localisation géographique ainsi que leur bon fonctionnement «à une adresse IP» située en Chine.
Pour autant, «aucune preuve ne permet d’établir que des données ou des systèmes sensibles ont été transférés à l’étranger», selon le ministère de la Défense. Les conservateurs ont appelé le gouvernement à procéder «de toute urgence à un audit» de ses équipements «afin d’y déceler d’éventuels composants ou éléments d’origine chinoise dissimulés».
Enjeux géopolitiques
Ces révélations s’inscrivent dans un contexte où la «la menace représentée par la Chine est de plus en plus préoccupante, malgré les efforts du gouvernement travailliste pour réchauffer les relations avec le Parti communiste chinois au pouvoir», note The Telegraph. L’an dernier, le MI5, le service de renseignement intérieur du Royaume-Uni, avait lancé une alerte à destination des parlementaires, les avertissant que les services de renseignement chinois menaient des efforts «incessants» pour «s’ingérer» dans le fonctionnement du Parlement et «l’influencer».
En conclusion, cet incident soulève de sérieuses questions sur la sécurité des équipements militaires et la nécessité d’une vigilance accrue face aux menaces potentielles de la part de la Chine. Il est essentiel pour les autorités britanniques de prendre des mesures robustes pour protéger leurs systèmes et leurs données sensibles.